vendredi 27 juin 2008

Vive l'Anarchie...

Quelques jours de vacances ont suffi à transformer la maison en véritable champ de bataille. Allez savoir pourquoi, mais il y a des traîneries un peu partout, de la vaisselle sur le comptoir même si je passe mon temps à remplir la laveuse, des papiers, des revues et des livres éparses sur chaque meuble, des saletés par terre, etc....

Phil prépare sa fin de semaine et il rapatrie ses équipements de chevalier, son sac de couchage et son oreiller sur la table de la salle à dîner. Charles ne démonte pas sa tente brisée, que nous devons retourner. Y'a bien Sara qui a fait le ménage de sa chambre hier avec sa cousine Léa, mais c'est à peu près tout!

De plus, ils veillent jusqu'à des heures impossibles le soir et dorment un peu partout: dans le sous-sol, dans la tente ou encore, dans le lit des parents. Ils ne se lèvent pas non plus le matin et déjeunent à l'heure ou d'autres dînent. Assurément, tous les repas sont décalés, vous le comprendrez...

Et moi, je regarde tout ça en me disant que la maison parfaite, le contrôle juste pour avoir le contrôle, j'en ai rien à faire. C'est ça les vacances.. On prend du bon temps ensemble et je profite du matin, pour boire mon café dans le silence. Et puis, j'ai pas envie d'ordonner, de chiâler...

Vive l'Anarchie!!

jeudi 26 juin 2008

Puisque je cultive la légèreté... Parlons du point G

Sara feuilletait une revue (Elle Québec) que ma mère venait de nous donner, pendant que je remplissais une fois de plus, les grilles d'un sudoku. Seules avec Pat qui conduisait sa Winnie, nous étions dans une petite bulle de silence, qu'elle brisa soudain...

- M'man... C'est quoi le point G

- Hum, Le point G??? répétai-je les yeux écarquillés alors que le petit hamster dans mon cerveau roulait à toute vitesse pour trouver LA réponse exacte à donner à une petite fille de 11 ans.

- Oui, le point G. Il y a un article là-dessus dans la revue de mamie.

- Et bien le point G Sara heu, heu, le point G...

Finalement, j'optai pour la vérité sans trop de détails...

- C'est un point à l'intérieur du vagin de la femme qui lors des relations sex....

- OK...Ok... C'est beau! J'veux pas le savoir. Tu me le diras dans quelques années...

mercredi 25 juin 2008

Les biens pensants... Ils m'énervent!!

Ils m'énervent ces blogueurs biens pensants, crachant avec dédain sur la Saint-Jean Baptiste, tout en se proclamant souverainistes. Je ne les nommerai même pas. Je me suis toujours demandée comment certaines personnes pouvaient en venir à se penser supérieures aux autres? À prétendre détenir la vérité? À juger tout ceux qui ne pensent pas comme eux?

Pour ma part, je m'en garde bien. Et mon opinion est qu'avant d'avoir un pays, il faudrait être fiers d'être Québécois, se sentir solidaires les uns des autres, améliorer notre langue, partager une vision commune.

Oui, nous sommes une société à part. On a pas grand chose en commun avec le reste du Canada, ni avec la France d'ailleurs. Mais en même temps, on est le résultat de nos racines Françaises et de notre Nord Américanité... Champlain (ou Pierre Du Gua des Monts, le débat est lancé) a fondé Québec il y 400 ans. Nos ancêtres ont traversé l'atlantique pour changer de vie, tenter la grande aventure. Ils ont bâti des villes et une société dans un climat rude mais à la nature généreuse, furent abandonnés par les français et tombèrent ensuite sous la main des Anglais. Nous vivons aujourd'hui dans notre réalité, on a notre propre histoire et elle est unique!

Je ne fête pas toujours la Saint-Jean Baptiste car je profite souvent de la grande fin de semaine pour partir quelque part. Cependant, lorsque je suis chez moi, je participe toujours aux festivités de ma communauté. Personnellement, je trouve que c'est une occasion de se rassembler, de se rencontrer, de discuter (légèrement) et de s'amuser.

J'adore la musique Québécoise. Adolescente et jeune adulte, je fréquentais assidûment une brasserie où un chansonnier, nous faisait hurler les airs tant aimés. La Saint-Jean? Une occasion de plus pour les fredonner...

Je vis dans un petit village. Nous nous rassemblons tous près de l'église. En cette journée, les enfants sont à l'honneur et une multitude de jeux gratuits sont là pour les amuser. Les parents les surveillent du coin de l'oeil alors qu'ils courent partout, dans un décor digne d'un film. Tous discutent, se rencontrent, s'informent sur l'état de santé de l'un ou sur le nouveau bébé d'une autre. Puis, le tout se termine par de magnifiques feux d'artifices sur le lac, en fin de soirée.

Charles et sa copine ont fabriqué des capes sur lesquelles ils ont collé des fleurs de lys et les ont porté fièrement toute la journée. Sara a chaussé ses gougounes Québec et elle arpenté la place avec ses amis. Phil tenait tendrement sa douce par la main. Pat et Alex se sont promenés dans le village en vélo pendant 2 heures. Et moi, j'ai pris une bière avec deux amies, un lys tatoué dans le dos. Ha oui, j'ai aussi fait la file au bungee pour mes enfants (pendant qu'ils s'amusaient ailleurs) au grand dam de celui qui me suivait et dont c'était contre les principes. Je lui ai dit que j'en avais pas moi, des principes comme celui-là, que c'était beaucoup trop stressant! Dans le fond, c'est moi la nouille qui attendait au soleil.. Non??

Chère élite, riez du petit peuple qui s'amuse (sans prendre un coup) et se rassemble une fois par année pour célébrer, tout simplement.. Car de toute façon, c'est par le peuple que les choses vont changer!!

mardi 24 juin 2008

Bonne fête Québécois...




Pour les lecteurs qui ne sont pas du Québec et qui ne connaissent pas le groupe Harmonium ( qui fut très populaire dans les années '70 mais dont les refrains sont encore connus de tous), prenez le temps d'écouter jusqu'à la fin.. C'est la deuxième partie de la chanson qui est la meilleure...

Aimez les plus que vous même...

Phil, 15 ans, est un adolescent allumé et motivé. Il est sûr de lui, fonceur et pas peureux pour deux sous. Lorsqu'il a une idée dans la tête, il est difficile de le faire changer d'avis, à moins que nos arguments soient solides et sérieux. C'est un aspirant comptable, qui veut rouler à bord d'une corvette décapotable et avoir sa première bâtisse à revenus avant l'âge de 25 ans.

Hier matin, il me demanda:

- M'man, j'étais vraiment insécure* quand j'étais p'tit hein?

- Ho oui...

- Tu te rappelles, tu m'attendais à la sortie de la chambre des joueurs, au début, quand je jouais au hockey car j'avais peur de me perdre?

- OUi.. et j'allais te chercher chez tes grands-parents quand tu voulais revenir à la maison même s'il était minuit... Et tu sais quoi? Je t'ai allaité au deux heures pendant des mois car tu avais besoin de sécurité. Je te trainais avec moi partout car tu ne supportais pas d'être loin de moi.
C'est pour ça que tu as confiance en toi aujourd'hui... Tu as eu tout ce dont tu avais besoin..

- Je suis chanceux me dit-il en me serrant dans ses bras...

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J'ai toujours nager à contre courant dans ma façon de materner mes enfants. Je les ai allaité longtemps. Je ne les ai pas laissé pleurer. Je les prenais souvent. Je dormais avec eux. Je les câlinais, les aimais, les berçais, étais sensible à leurs besoins intérieurs. Pat en riant, disait que j'avais un nouveau membre à mon corps, tellement le bébé semblait faire partie de moi-même.

J'ai toujours cru que le plus important à donner aux enfants, c'est l'amour et la sécurité. Que si leurs besoins sont comblés, ils finiront par développer leurs indépendances et s'éloigneront tranquillement, à leurs rythmes, du giron maternel. Je ne crois pas au domptage des enfants: laisser pleurer, ne pas donner trop de si ou de ça, pas trop dans les bras etc....

Je pense que j'ai raison. Les liens affectifs m'unissant à mes enfants sont forts, solides. Ils ont confiance en eux et possèdent une bonne estime de soi. Je les regarde grandir et j'adore ce qu'ils deviennent. Sara a encore intensément besoin de moi par moment. Lorsqu'elle est fatiguée ou qu'elle vit des émotions, elle se colle et vient nous rejoindre la nuit pour ensuite, pleine d'amour, foncer tête baissée dans la vraie vie...

Et c'est ça que je retiens le plus. Plus on les aime et les sécurise, tout en les laissant expérimenter la vie et en leur faisant confiance, et plus ils sont solides et sûrs d'eux. Les miens n'ont jamais eu peur de rien. Ils ont pédalé à deux roues vers 3-4 ans, ont nagé seuls vers 3 ans, sont rentrés à l'école sans regarder en arrière et verser une seule larme, mes gars ont fait le passage au secondaire sans aucune crainte, SAra a déjà changé d'école pour vivre l'aventure de la musique.... Et tellement plus encore...

Alex, mon fils de 20 ans, a vécu un moment difficile à l'adolescence. Nous l'avions toujours aimé, entouré, mais à ce moment là, nous avons tout fait pour garder le lien affectif avec lui. Il a par la suite revu son vrai père, remis les morceaux du casse-tête à la bonne place et est devenu un jeune homme charmant et bourré de talents qui fait de gros câlins à sa mère aussitôt qu'il en a l'occasion!

Un conseil: Investissez-vous, Aimez les plus que vous même...

lundi 23 juin 2008

Souvenir du Lac Croche...


En haute Mauricie, mon père, mon oncle Gratien, mon cousin Fred, ma cousine Stéphanie et moi, étions très fiers de notre cueillette de champignons... Regardez la variété de spécimens!

Ça, c'était bien avant que j'aie des enfants, qu'ils cueillent des amanites vireuses à notre chalet et que je passe la nuit à mourir de trouille qu'ils se soient empoisonnés.

Ensuite, Pat leur apprit à donner des coups de pieds dedans... Rien de moins!!

1982

Souvenir du parc de la Gaspésie...


Quiétude dans le cirque glaciaire du Lac aux Américains
Parc de la Gaspésie
2006