Affichage des articles dont le libellé est j'avoue. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est j'avoue. Afficher tous les articles

vendredi 5 septembre 2008

Subir la grande ville....

Je ne suis pas urbaine pour deux sous... Les gratte-ciels cachant le soleil de midi, le béton omniprésent et occupant presque tout l'espace visible, les automobiles se suivant à la queue leu leu, crachant allègrement du monoxyde de carbone et les piétons marchant dans tous les sens, ne me séduisent absolument pas.

Je suis une campagnarde. Mes yeux jouissent de pouvoir se poser sur la nature à chaque instant, mes oreilles apprécient que le silence ne soit brisé que par le chant des oiseaux ou par les cris de mes enfants, et chaque jour, je suis consciente de la chance que j'aie de vivre dans un si bel endroit. Dans un village si charmant!

Tout au plus, j'ai un arrêt à faire pour me rendre à peu près n'importe où. Il y a bien les cyclistes ou les touristes qui me ralentissent parfois lors de la belle saison, mais bon.. Ce sont des désagréments que je prend avec légèreté! Alors, mon retour en ville est quelque peu difficile...

Je vois plus de gens en une journée, que j'en ai vus au cours de la dernière année. J'imagine tous les microbes qui doivent se trouver sur la poignée que je tiens dans le métro. J'ai l'impression de marcher dans une mer de monde qui ondulent constamment. Je suis hyper, super sollicitée....

Je vais m'y faire.. Comme je l'ai fait, il y a 20 ans... Mais j'apprécierai encore plus mon silence, ma nature et mon petit village!!

jeudi 21 août 2008

Je veux...

Alors voilà, ainsi se termine (ou presque car nous avons squatté au quai de Trois-Pistoles le dernier soir), le récit de ce voyage qui fut un cadeau précieux, puisque nous n'étions pas sensés avoir deux semaines de vacances. Le ciel s'est dégagé au-dessus de nos têtes et le soleil nous a doré généreusement de ses rayons. Une autre escapade dans un monde parallèle, à cent milles lieues de notre quotidien.

Voyager, me rend vivante et me stimule. Découvrir, m'ouvre des horizons, provoque en moi l'admiration et la béatitude. Nomadiser, développe mon lâcher-prise et me permet de vivre en marge de la société l'espace d'un moment!!!

Je veux:

- Faire le tour d'Hawaï, la grosse île, en camping
- Rouler à flanc de falaise en Californie et en Orégon
- Visiter la Grèce, la Croatie, l'Italie et le Sud de la France
- Visiter les ruines Mayas et Incas du Mexique et longer Bahia...
- Fouler les contrées sauvages de l'Alaska, du Nunavit et du Labrador
- Perdre la notion du temps à Stonehenge
- Admirer Gros Morne et avoir la chance de voir des Icebergs avant que le réchauffement planétaire les anéantisse
- Faire l'ascension du Matchu Pitchu au Pérou
- Voir Paris la nuit
- Sillonner le Brésil, l'Argentine et le Chili
- Nomader encore et encore dans notre fabuleux Québec..

Et... plus encore...

J'ai eu 40 ans vendredi dernier et je me sens tellement bien dans ma peau, heureuse, vivante! J'ai des ailes! J'ai tellement de pays à découvrir, d'êtres à aimer, de relations à développer, une nouvelle profession à embrasser...

Haahhhh...

vendredi 27 juin 2008

Vive l'Anarchie...

Quelques jours de vacances ont suffi à transformer la maison en véritable champ de bataille. Allez savoir pourquoi, mais il y a des traîneries un peu partout, de la vaisselle sur le comptoir même si je passe mon temps à remplir la laveuse, des papiers, des revues et des livres éparses sur chaque meuble, des saletés par terre, etc....

Phil prépare sa fin de semaine et il rapatrie ses équipements de chevalier, son sac de couchage et son oreiller sur la table de la salle à dîner. Charles ne démonte pas sa tente brisée, que nous devons retourner. Y'a bien Sara qui a fait le ménage de sa chambre hier avec sa cousine Léa, mais c'est à peu près tout!

De plus, ils veillent jusqu'à des heures impossibles le soir et dorment un peu partout: dans le sous-sol, dans la tente ou encore, dans le lit des parents. Ils ne se lèvent pas non plus le matin et déjeunent à l'heure ou d'autres dînent. Assurément, tous les repas sont décalés, vous le comprendrez...

Et moi, je regarde tout ça en me disant que la maison parfaite, le contrôle juste pour avoir le contrôle, j'en ai rien à faire. C'est ça les vacances.. On prend du bon temps ensemble et je profite du matin, pour boire mon café dans le silence. Et puis, j'ai pas envie d'ordonner, de chiâler...

Vive l'Anarchie!!

lundi 16 juin 2008

Déculpabilisation 101

Alors que je remplissais le winnie que j'avais complètement vidé à notre retour du Nouveau-Mexique, pour partir à la compétition du weekend, je me mis soudain à culpabiliser. À culpabiliser de me promener dans un véhicule si énergivore alors que la terre se meurt. Dans le fond me disais-je, je suis comme les 6 milliards de tatas qui s'en fout de détruire la couche d'ozone avec le gaz carbonique des voitures, l'industrie chimique et les pushpushs en cacannes.

Y'a toujours moyen de se déculpabiliser lorsqu'on agit en citoyens irresponsables. Toutes les raisons sont bonnes pour excuser les mauvaises actions et pour glorifier des gestes sans importances... On dit que des technologies propres existent mais que les grandes compagnies pétrolières achètent les brevets et empêchent leurs mises en marché...??? Je ne suis pas une spécialiste en la matière mais j'ai tendance à y croire. Nous serions les premiers à acheter une voiture utilisant une énergie alternative si elle possédait une autonomie assez grande ou à effectuer une transformation de nos véhicules (surtout le motorisé)...

En attendant, voici un cours de Déculpabilisation 101: nous gardons winnie (qui est très économique dans son genre) en me disant que ce n'est pas pire que de prendre l'avion et d'aller faire les pachas dans des pays où les populations sont exploitées et opprimées, on est autonome, on consomme peu d'énergie et la maison ici, est en mode hibernation lorsque nous partons, j'utilise des sacs de tissus, je recycle, je composte, je ferme les lumières, tout mes électroménagers consomment peu d'énergie, je ne vais jamais au magasin du dollars, j'achète le moins possible d'articles fabriqués en Chine, je n'ai pas d'écran géant, nous ne suivons pas les modes en décoration et nous avons les mêmes meubles depuis des lunes... Et ça, c'est sans compter tout ce que nous avons acheté de seconde main...

Nous fréquenterons donc les compétitions et les tournois de soccer en Winnie cet été. Nous n'irons pas loin puisque nous revenons à peine du Nouveau-Mexique et que nous prévoyons nous rendre en Floride (encore une fois) à Noël. De plus, les enfants désirent aller pêcher et ils nous ont demandé d'aller dans un camp d'été pour une semaine. Au travers tout ça, j'aimerais bien trouver un moment pour me rendre sur le bord du fleuve, quelque part entre Québec et les Bergeronnes! Alors voilà, on change le programme sans aucuns remords. Comme à chaque été d'ailleurs...

lundi 2 juin 2008

Kaïn, show et langue française

On a remis ça... Et oui... Ma chum Rachel et sa fille Daphnée, Sara et moi, accompagnées de Charles et Pat, à condition qu'ils soient très gentils, sommes allées assister à un show du groupe Kaïn... Un groupe que j'adore et dont le refrain d'une chanson, Le bal du vieillard, se trouve dans l'entête de mon blog depuis plus d'un an, sans que j'aie envie de le remplacer. Si vous écoutez bien et faites le tour de leur discographie vous verrez qu'ils ne sont pas du tout torturés, drogués ou en mal de sensations fortes... Au contraire Steve Veilleux (le chanteur qui compose les paroles de la majorité des chansons) chante l'amour, le bonheur, la belle vie tout simplement. On se reconnait, comme dans les magnifiques paroles de la maison est en grande par exemple...

J'adore la musique Québécoise et ça remonte à mon adolescence. J'étais le genre à écouter du Paul Piché, du Robert Charlebois, du Beau dommage et du Harmonium. J'allais à la brasserie avec ma chum Isa et on chantait à tue-tête le vieux dans le bas du fleuve, le blues de la métropole, journée d'Amérique, pour un instant etc... Je crois qu'il n'y a pas une parole de Québécois que je ne connais pas et dont je ne contrôle pas la moindre intonation. Samedi, lorsque j'ai vu mes enfants chanter en coeur et danser avec enthousiasme, ça m'a rendue confiante quant à leurs sentiments d'appartenance à la Nation Québécoise. Nous, irréductibles francophones, en Amérique du Nord.

Je suis fière de mes racines Québécoises, de notre unicité, de nos accents. J'essaie d'imaginer quel genre de gens étaient mes ancêtres pour tout quitter et risquer leurs vies lors de la traversée de l'atlantique pour venir vivre sur le nouveau continent. C'était, à ne pas en douter, des aventuriers et ils ont eu bien du courage, de venir s'installer ici. Je me reconnais un peu, en eux....

Alors, rien ne m'écoeure plus que d'entendre des Québécois avec des noms comme Bob Gratton, et j'exagère à peine, parler avec un accent français. Bien parler, utiliser des mots de qualités, au bon moment dans le contexte approprié est une chose mais parler avec un accent qui ne nous appartient pas en est une autre.... Viendrait-il à l'idée de nos voisins des États-Unis de parler avec un accent British??? Jamais! J'en suis sûre. Ils ont peut-être selon certains, plusieurs défauts, mais ils possèdent une immense fierté de leur nation! Ce qui donne probablement une impression d'arrogance (je parle de la population pas du président)...

Par exemple, les Acadiens des îles de la Madeleine, de la Gaspésie, de la côte Nord, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse ont tous des accents que je trouve sublîmes... Et sérieusement, je crois que les Acadiens en sont fiers, très fiers. Bien plus que nous les Québécois...

Alors voilà... Que vais-je écrire à la Saint-Jean Baptiste? Ou après ma visite à Québec pour aller célébrer, au moins un peu, les fêtes du 400e? Mon blog n'a pas de but social. Je ne fais qu'écrire des banalités quotidiennes, des petites anecdotes sans messages importants pour essayer le plus possible de cultiver la légèreté et le bonheur. J'ai besoin de les entretenir dans ma vie afin que mes peurs et mes craintes ne prennent pas le dessus! Et Kaïn, pour revenir à mes moutons, me rend légère alors j'en écoute à répétition!

Ne me prenez pas trop au sérieux et revenez me lire même si vous êtes de ceux qui prennent un accent français en société.. Je vous laisse sur un vidéo amateur de Kaïn qui, je l'espère vous divertira et vous donnera envie d'écouter de la musique Québécoise.




lundi 26 mai 2008

À la recherche de la pinte de lait perdue!!!!!

Une fois les gars partis pour l'école, je me versai un café pour m'asseoir et respirer par le nez quelques instants. Voyez-vous, ils se sont retrouvés en même temps devant le même miroir pour s'arranger la crête sur le dessus de la tête. Il n'en fallait pas plus pour créer un incident diplomatique: à savoir, lequel était là le premier et lequel était le plus fort pour rester devant sans broncher. Phil n'avait tellement pas d'arguments, qu'il trouva une insulte vraiment nulle pour se donner prestance et Charles était tellement enragé qu'il en a saigné du nez.

Faire la police dans une telle situation? Non merci! Je n'avais rien vu. Je les ai donc laissé partir sous la pluie, pour l'école. Charles a tenté de me faire sentir coupable, que ça ne se faisait pas de laisser partir ses ados (belliqueux) sous la pluie. Je lui ai répondu que je ne lèverais pas le petit doigt et ne dépenserais pas une goutte d'essence pour leur faire plaisir après leur accrochage....

Je poussais un soupir de soulagement lorsqu'ils sortirent de la maison et j'ouvris le frigo pour prendre le lait et en verser un peu dans mon café. Je déteste le café noir. J'adore le café au lait. Mais je ne trouvai pas le lait. Je regardai sur le comptoir. Rien. J'ouvris la grande armoire où sont les céréales ( un lunatique aurait pu le ranger là). Rien.

J'appelai l'homme pour lui demander où pouvait bien être le lait. J'aurais pu ouvrir un autre sac mais sans le contenant de plastique, ce n'était pas très pratique. Il me dit de regarder dans le frigo, sous la lumière. Bon j'appréciais qu'il me donne une information aussi précise, mais franchement, je l'aurais vu... Me prend-t-il pour une conne? Ha! Avec les céréales? Bipppppp (mauvaise réponse..)!!!

Ayant grandement besoin de ma dose de caféine, je l'avoue, j'ai une dépendance, j'ouvris un nouveau sac et le mis dans un pot de yogourt( système D). Puis, j'oubliai le tout et passai à autre chose! Au pire je retrouverai bien le lait un moment donné... Qu'importe dans quelles conditions!

Puis, Pat vint dîner et nous discutions pendant que je vidais le lave-vaisselle. Quand vint le temps de serrer les verres, je m'aperçu que le lait était là, dans cette armoire,tout simplement... Dire que c'était la seule que je n'avais pas ouverte pour vérifier....

vendredi 11 avril 2008

Une histoire vraie... un petit miracle!!!

Le vieux chien n'entend plus. Depuis longtemps, il a cessé de percevoir le brouhaha et les voix d'enfants dans la maison. Plus besoin d'obéir, de rester sur le tapis ou de venir quand on l'appelle. Vieux et fatigué, il peut même laisser entrer la famille et les invités sans être obligé d'aller frétiller son postérieur pour leur faire la fête, comme se doit de le faire tout bon chien qui se respecte. De toute façon, il y a le petit chien noir qui a pris la relève et qui prend bien soin de japper à qui mieux mieux et d'avertir la maisonnée de tout danger potentiel. Il jappe même après les mouches, alors il peut dormir sa vieillesse tranquille.

Mais pour lui, il est très important de connaître les allées et venues de sa maîtresse. Il se positionne tout près d'elle lorsqu'elle n'est pas en mouvement, la touchant du museau ou d'une patte pour lever l'oeil et connaître ses déplacements. Lorsqu'elle vaque à ses occupations, il s'installe toujours à un endroit où elle devra l'enjamber. Il est sourd mais il prend les moyens pour savoir où elle est, où elle va!

Hier, comme elle allait et venait entre la maison et le motorisé, le vieux chien se coucha dans le bas du stationnement, derrière l'auto de sa maîtresse. Il était bien. Pas un son, pas un bruit. Et ce soleil, ce soleil qui réchauffait ses vieilles articulations raides et usées. Caressé de chaleur, il s'endormit profondément.

Tout d'un coup, il sentit une vibration. Surpris, il se leva en déliant ses pattes de derrière et regarda devant lui. Il vit sa maîtresse, le regarder d'un air horrifié et étonné.

Mais qu'a-t-elle donc? se demanda-t-il, en rebroussant chemin pour remonter lentement vers la maison. C'est pas un petit ronron de moteur et une ombre au dessus de moi me cachant le soleil quelques instants qui va m'énerver aujourd'hui...

Heureux soit-il ce vieux chien, d'ignorer que sa maîtresse, était passé littéralement au-dessus de lui avec son 4X4 en cette belle matinée ensoleillée de mois d'Avril..... Elle avait pourtant regardé dans son rétroviseur mais bon, le destin du vieux chien est probablement de mourir paisiblement dans son sommeil! Enfin, c'est ce qu'on lui souhaite!!!!

samedi 8 mars 2008

Broderie rustique


À la demande de Rosie, voici la broderie rustique sur laquelle j'ai travaillé cette semaine...
Elle est conçue sur une toile de lin brute...
Que de pensées anxieuses ainsi envolées...
Pour ceux qui voguent confiant dans la vie, il est difficile d'imaginer que de concevoir de telles oeuvres amène le calme et la paix intérieure dans des moments parfois stressants...
Tout comme l'écriture, le dessin et la photographie...

jeudi 14 février 2008

Dirty dancing...








Jamais je ne lis un livre ou n'écoute un film deux fois. Je l'ai lu. Je l'ai vu. C'est fini. Je passe à autre chose. Je ne vois vraiment mais vraiment pas l'utilité et l'intérêt (à part pour des études) de perdre du temps sur du déjà vu. Il y a tant à découvrir...

Il y a cependant une exception. Une seule exception, à part les shows d'Éric Lapointe que je peux revoir à répétition sans me lasser, Dirty Dancing. J'ai dû le visionner et le revisionner au moins une vingtaine de fois...

Jeune adulte, encore au seuil de l'adolescence, quelle rêverie permettait cette belle histoire d'amour au départ impossible à cause des préjugés. La danse, la musique, les regards, la sensualité, un bonheur à réécouter...

Je connaissais plusieurs répliques et mon passage préféré, c'était quand Johnny revenait pour braver les préjuger, les différences sociales et disait aux parents de BB..


- On laisse pas BB dans un coin..

Et là, il la prenait par la main et l'amenait faire LEUR danse, devant tous laissant transparaître tout leur amour et leurs désirs. Haaaaahhh.... j'ai dû reculer sur cette partie des dizaines et des dizaines de fois...


mercredi 13 février 2008

Que la force soit avec toi...

Que la force soit avec toi...

Depuis quelques semaines, une joyeuse et pimpante sexagénaire des ateliers de broderies, nous partageait sa hâte d'assister à un spectacle réunissant plusieurs chanteurs de son temps. À chaque fois, elle vantait particulièrement un des artistes: Claude Steben. Quand nous l'agacions, en rigolant, elle nous répètait qu'il était très bon, mais que nous étions trop jeune pour savoir l'apprécier.


Hier, je lui demandais si elle avait été voir son show. Les yeux pétillants et le ton expressif, elle nous confia comment Claude Steben était bon.... Chantal et moi (nous avons toutes deux le même âge, à quelques mois près) sommes parties à rire encore une fois. Les autres femmes plus âgées étaient d'accord avec elle et nous certifiaient qu'il fut, un temps, très populaire comme chanteur.


Claude Steben pour nous, c'est le capitaine Cosmos. Ce voyageur intergalactique qui animait un quiz pour les enfants de 1975 à 1985. Pour chaque bonne réponse obtenue, il donnait un morceau de robot (le but étant pour les équipes, de compléter leurs robots, les premiers). Pour la génération X, il n'est pas rare que lorsque quelqu'un donne la bonne réponse à une question, nous disions: un morceau de robot... Mais hélas pour Claude Steben, nous ne trouvons aucun sex-appeal au capitaine Cosmos....


Bon va pour John Bon Jovi la rock star et Patrick Swayze pour sa prestation dans dirty dancing... Mais le capitaine Cosmos, jamais de la vie!!!!

jeudi 7 février 2008

Quel calvaire....

Je suis d'une patience et d'une minutie exemplaire...
Je peux faire de la dentelle avec un fil si fin, que pour effectuer le travail, je dois utiliser un minuscule crochet...
Je peux aussi broder des fleurs, des oiseaux et des coeurs sans me lasser...
Mais...

Je suis d'une incroyable maladresse quand vient le temps de peinturer une pièce dans la maison... J'ai dû accrocher mon pinceau au plafond (que j'ai peint d'un pâle ivoire) au moins 20 fois avec mon bleu, j'ai renversé mon pot de peinture par terre mais je l'ai heureusement ramassé avant qu'il ne soit entièrement répandu sur la céramique, j'ai aussi marché dans le couvert et j'ai scrappé ma paire de bas de laine préférée....

C'est à ne rien y comprendre! M'semble que peinturer c'est pas si compliqué?

jeudi 24 janvier 2008

Le bon vin m'endort...


J'ai décidé depuis notre retour de Floride de ne plus boire de vin, les soirs de semaine. Pas que nous en buvions beaucoup, mais la fatigue aidant, un seul verre pouvait parfois me donner envie d'aller me coucher avant les enfants... Moi, Caro, la noctambule, passionnée de lune, d'étoiles et de lectures sous les lampes tamisées, me coucher avant mes enfants? Un instant!!


N'étant pas une amateure de boissons gazeuses, de jus, de lait, de bières, de rhum ou autres, les seules boissons dignes de chatouiller de leurs fraicheurs mon palais, sont le vin et l'eau.... J'adore le vin... Pas pour l'ivresse mais bien pour le goût, la découverte et le placotage tranquille qui l'accompagne... Il est parfait: quand t'es fatiguée: tu dors, quand t'es joyeux: tu ris, quand t'as de la peine: ça sort! Quoique le mieux, c'est d'avoir le vin joyeux!!!


Donc, je ne bois plus de vin la semaine et je ne m'en porte pas plus mal... Et grand bien me fasse, je me couche plus tard à chaque soir que les enfants et je trouve ça très intéressant: Revenue l'intimité de fin de soirée avec Pat!!


Hier, j'ai eu une petite remise en question lorsque je suis tombée sur un autre article vantant les multiples bienfaits du vin rouge sur la santé, la longévité, la peau, les rides, la diminution de l'incidence des cancers etc... Ai-je pris une bonne décision? Au lieu de lutter contre le sommeil après un ou deux verres de vin, peut-être devrais-je tout simplement me coucher et profiter de ses incroyables bienfaits....


dimanche 6 janvier 2008

De retour au Québec...


Il fallait bien revenir... Le temps que Pat nous ramasse un autre voyage...
J'aurais bien pris une autre semaine ou deux, pourquoi pas 2 mois? Je ne me suis ennuyée ni de mon lit, ni de mon bain chaud, ni de la télé, ni de l'ordi et même, je l'avoue tout bas, des jappements de Bill!! Mon fils Alex m'a manqué mais avec les cellulaires qui fonctionnent partout, nous sommes restés en contact étroit (je sais... ça va couter très cher!)!!
Je vous raconte tout en détail dès demain dans mes carnets de voyage.. Cliquez sur le lien à gauche du blog...

samedi 1 décembre 2007

Mes amies...

Combien peut-on compter d'amitiés sincères dans une vie? Libre de toutes jalousies, de toutes possessivités, de toutes obligations?

Pour ma part, j'ai la chance d'avoir des femmes extraordinaires dans mon entourage. Nath... mon amie depuis l'âge de 10 ans, avec qui j'avais noué connaissance en sautant à la corde à danser; Carole la blonde de mon beauf, avec qui je partage beaucoup plus qu'un lien de parenté par alliance...

Et Rachelle.. Une amité née de celle de nos fils de 15 ans, qui à l'époque en avait 3... Par son don de soi, elle a su conquérir mon attachement. Et le temps, n'a jamais démenti ce lien!!!

Jeune adolescente, je jugeai beaucoup les femmes. Je privilégiais par dessus tout mes amitiés masculines libres de toutes jalousies et médisances.... Le temps et ma maternité ont su me prouver la valeur des liens féminins. Heureusement, car je serais passé à côté d'amitiés sincères, loyales et si pleines d'échanges!

lundi 15 octobre 2007

Supersititions...

Certains pensent que l'avenir est prédestiné, qu'on aura beau dire ou faire, ce qui doit arriver, arrivera...

D'autres que nous sommes la somme de nos actes, les créateurs de nos vies....

Des gens vous diront qu'ils ne croient en rien et vivent au jour le jour sans trop se poser des questions...

Enfin, nombres sont superstitieux et fuiront les chats noirs, ne passeront sous aucuns prétextes sous une échelle et se tiendront tranquille les vendredis 13 de peur que ça ait des impacts négatifs sur leurs vies.

POur ma part, je pense que je suis l'artisane de ma propre vie. Que prendre telles ou telles décisions entrainera nombres de possibilités qui elles, me feront cheminer vers des chemins, des voies intéressantes... Je pense qu'il ne faut pas avoir peur de foncer, il y aura toujours une bonne voie à suivre quand ce sera le moment! J'avance avec confiance...

Je crois en plus grand mais surtout, j'ai un grand respect pour ce qui m'entoure, ce qui me permet de vivre. Les amérindiens avaient compris le concept, ils vénéraient le cerf pour la viande qu'il leur fournissait, les plantes pour leurs utilités alimentaires ou médicinales, la terre pour ce qu'elle offrait généreusement, le fleuve pour l'abondance de nourriture.

Je me suis rendue compte dernièrement que je faisais divers rituels de façon très naturelle, que l'être humain dispose, en quelque sorte, d'une mémoire ancestrale. Alors puisque j'ai cassé un miroir la semaine dernière, je vais aller lancer les morceaux dans la rivière au cas où la superstition serait réelle... IL y a quelques mois, j'aurais jeté les éclats sans m'en faire outre-mesure... et encore aujourd'hui, je pense que c'est la force qu'on donne au superstition qui leur donne de la force mais comme coule une rivière à proximité, je vais de ce pas conjurer le sort..... Me libérer totalement de toutes pensées par rapport à cela...

Et vous qu'auriez-vous fait?

mercredi 10 octobre 2007

Eurêka!!!

J'ai trouvé... Trouvé le fameux sac de cuir noir, usé et ramolli par le temps, contenant des cartes de toutes sortes (assurance maladie, biblio, crédit..) ainsi qu'un paquet de trucs absolument indispensables tels du vernis à ongles, du rouge à lèvres, des biscuits pour chien, des clés dont nous ne savons plus quelles serrures elles ouvrent et un ramassis de factures inutiles!

Je l'avais oublié jeudi dernier lors de notre départ pour la Gaspésie dans un McDonald à 45 minutes d'ici. Le pire, c'est que je dois vous avouer que pendant que nous mangions, je jugeai de mes chances de me faire voler mon sac dans le motorisé. Pat me rassurait, en me disant que nous avions l'oeil dessus et qu'avec deux chiens en liberté à l'intérieur, les possibilités qu'un voleur tente le coup étaient minces... Je l'avais avec moi dans le restaurant.. faut le faire non???

Tout est intact. Il y a encore des gens honnêtes, c'est rassurant. J'ai quand même prié Saint-Antoine de Padou tel que le veut la coutume lorsque nous sommes à la recherche d'un objet perdu.

Je vous reviens avec nos aventures plus tard... En attendant, je vous laisse avec les amoureux sur le bord de la mer à Caplan...





mardi 2 octobre 2007

Pesto au basilic et nouille sans cervelle...

Mon amie Valérie (Val pour les intimes, en fait... l'appelé-je autrement que Val?) est venue diner avec moi hier midi. Nous aimons partager fromage, pain, croques-monsieurs, pâtés et autres boustifailles agréables à picorer pendant quelques heures, le tout accompagné d'une bonne bouteille de vin. Souvent, nous nous régalons de foie gras, cependant avec ce que j'ai vu encore hier à la télé, sur le sort réservé aux pauvres canards, je suis contente de ne pas en avoir mangé car je crois que je l'aurais vomi!

Nous discutions de tout et de rien lorsqu'elle m'a suggéré de vous écrire, sur ce blog, l'une de mes frasques légendaires. Puisque je l'aime beaucoup et que je crois que vous vous bidonnerez un peu, je vais acquescier à sa demande... Alors voici l'histoire qui a fait rire tout mon entourage et qui m'a fait passer, je dois l'admettre pour une gélinotte (je n'oserais jamais dire blonde puisque je suis pas mal blanche) sans cervelle!!!!

Par un beau vendredi de septembre, j'allai faire des conserves chez ma chum Nath et nous avions dans la tête de faire du pesto. J'appelai ma chum Sabine, qui elle, avait une excellente recette de pesto au basilic pour lui soutirer quelques informations ( en autre la recette secrète venant de la belle-mère de sa soeur, une vraie Italienne d'Italie qui se vante de faire le meilleur) et aussi, pour lui quémander du basilic. Son jardin, se vantait-elle en était envahi!

J'allai donc cueillir le basilic. Il pleuvait, j'étais trempée et je ne voyais poindre rien qui ressemblait vraiment à l'herbe recherchée. Je vis un plant qui lui ressemblait mais en plus gros. J'hésitais mais je finis par cueillir ce basilic et je partis, perplexe, chez Nath. Nous suivîmes la recette à la lettre mais en moi, subsistait un doute. Un doute assez fort pour que j'appelle Sabine pour lui demander où exactement, se trouvait le basilic dans le jardin.

- À côté des tomates me répondit-elle... (le basilic est toujours à côté des tomates mais les mauvaises herbes aussi)

- Et les herbes... un peu partout dans le jardin ressemblant à de la basilic géante c'est quoi?

- Des mauvaises herbes.... Heille, t'as pas fait le pesto avec les mauvaises herbes?

- hum... non.. pourquoi... c'est juste pour être sure!!!! (j'ai fini pas lui avouer mais sur le coup, ça ne fait pas très très intelligent)

Nous avions fait notre pesto avec des mauvaises herbes... et nous ne saurons jamais s'il était bon car c'est à la poubelle qu'il s'est retrouvé et nous, nous avons été prises d'un fou rire interminable!!! C'est une histoire que mon entourage aime bien car ça me rend plus humaine dans ma perfection... Pouahahahaha!!!!!!

mardi 18 septembre 2007

Rituels

Je n'ai pas été élevé selon les préceptes contraignants de la religion catholique... J'ai appris ce qu'étaient le bien et le mal mais nous mangions de la viande le vendredi et ne fréquentions pas l'Église le dimanche. Bien sur, j'allais y faire mon tour avec mes grands-parents de temps en temps (sur le banc 110); je ne manquais pas la messe de Minuit (alors que ma grand-mère chantait de sa voix juste et mélodieuse, un doux Ça berger); je sais réciter (par coeur) plusieurs prières telles le notre père et le je vous salue Marie; Mes parents ne me menaçaient jamais d'aller en enfer et ils n'ont jamais été intéressés par les différents mouvements spirituels en vogue...

Je m'intéresse à la spiritualité de par son côté Sacré: Les demandes, les remerciements, les bénédictions de la vie, la purification, les rites et bien sur les guérisons miraculeuses... De même qu'à un lien existant entre toutes les créatures vivantes et à une certaine influence des pensées communes sur la réalité. J'aime à penser que nous ne sommes pas des bêtes, qui finiront par mourir, point à la ligne. Dieu, Allah, Lumière, qu'importe...

Dans cet ordre d'idée, je lis présentement un livre sur les rituels (heille, j'ai pas dit magie ou sorcellerie là...). Je me rend compte que ma vie en est remplie, que j'en effectue à tous les jours, dans plusieurs circonstances. Est-ce dans mon inconscient, dans la reproduction de gestes posés par d'autres femmes avant moi depuis des millénaires. Une mémoire ancestrale?

J'allume des chandelles; Je bois mon café tout les matins en prenant soin de m'assoir et de profiter d'un moment de calme; je vais voir mes enfants tous les soirs, les embrasse sur le front entre les deux yeux et en descendant, leur dis haut et fort un bonne nuit à deux mains (une expression de mon père, qui la tient peut-être de son propre père); J'embrasse chacun avant leurs départs de la maison le matin; je demande la protection pour ceux que j'aime; je demande la paix et l'harmonie; chaque fois qu'un membre de la famille a le rhume, je fais une soupe aux oignons avec l'intention qu'elle guérisse; j'ai déjà brûlé des demandes dans le foyer afin qu'elles se réalisent (comme la guérison de mon fils) et enfin, je ramasse aussi des souvenirs de partout où je pose les pieds......

De plus, à mon insu, je disposais des autels un peu partout dans la maison. Une photo de la famille avec des bougies et quelques pierres préférées, une photo de Sara et moi à l'endroit où je fais brûler l'encens, Des amas de souvenirs de voyages sur les rebords des fenêtres, une boite de métal avec, à l'intérieur, une mèche de cheveux de Sara, un calepin de recettes de ma grand-mère (écrit à la main) ainsi qu'un de ses foulards de soie, les boucles d'oreilles de ma grand-mère paternelle, mes bijoux de petites filles.. Dans la salle de bain (drôle d'endroit, j'en conviens) une chandelle tient au centre de vieux cendrier en verre sous la pression de pierres et de coquillages ramassés sur le bord de la mer..

Est-ce hasard?? Suis-je tout simplement une ramasseuse? Je m'interroge ces jours-ci, suite à ma lecture et à la découverte de mes habitudes..


Mystère et boule de gomme!!