Hier soir avait lieu la réunion de parents dans la classe de Sara. Ce professeur a enseigné à 3 de mes enfants, chacun pendant deux ans. Disons que je connais pas mal son fonctionnement et ses attentes. Cependant, je ne manque jamais cette réunion car c'est toujours un plaisir de voir ce qu'a préparé mon enfant pour me surprendre, de vérifier l'ordre dans le pupitre et de pouvoir lui écrire un mot d'amour...
Les enfants avaient fait des pochettes de CD. Vous comprendrez que l'intérêt est dans le choix d'un titre et de chansons représentant bien la vie familiale et permettant aux parents de trouver celui de son enfant.
J'ai trouvé sans difficulté celui de Sara en reconnaissant immédiatement son humour grinçant et ironique. Puis, je me suis marée en lisant les titres des chansons...
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vendredi 26 septembre 2008
dimanche 10 août 2008
Le Saint-Laurent...

Ai-je rejoint la mer? Et bien il semble que oui! Plus on se dirige vers l'est, plus on utilise le terme de mer.... En effet, à partir des Méchins, là ou commence le golfe, la salinité de l'eau s'approche de celle des océans... Le fleuve et l'estuaire sont derrière maintenant!
Le fleuve Saint-Laurent est un des fleuves les plus importants d'Amérique du Nord. Il prend sa source dans les Grands Lacs, aboutit à un vaste estuaire et au Golfe du Saint-Laurent pour finalement se jeter dans l'Atlantique. Il s'étend sur 3 260 kilomètres et il est l'une des plus importantes voies de navigation mondiale. La population du Québec habite en majorité sur ses rives, en particulier entre Québec et Montréal....
J'ai passé beaucoup de temps au chalet de mes grands-parents, à Saint-Pierre-Les-Becquets. J'ai nagé dans ce fleuve, mangé de son sable, marché sur ses rives, skié sur ses eaux, sauté par dessus les vagues des grands paquebots, surveillé le passage d'un navire de guerre ou d'un bateau de croisière, vécu des amitiés et des amourettes d'adolescente, échangé quelques baisers autour de feux de grèves, admiré ses marées et respiré sa majestuosité...
Mer ou fleuve... Qu'importe, je n'étais pas encore née que mon histoire d'amour était déjà commencée!
Libellés :
gaspésie,
j'aime,
je me souviens,
je voyage
samedi 26 juillet 2008
Entre deux!!!!
Nous sommes de retour à la maison pour un court laps de temps. En effet, le temps de faire la lessive, de remplir le frigo, de refaire des bagages appropriés pour les enfants qui s'en vont pêcher en Haute-Mauricie avec mes parents et nous repartirons tous.... Pat et moi n'avons pas d'itinéraire précis, en fait nous en avons plusieurs et beaucoup de difficultés à choisir. Chose certaine, on remonte les rives du fleuve Saint-Laurent vers le golfe.
Je ressens beaucoup de gratitude envers beau-papa qui travaille pour Pat, ce qui nous permet de prendre un peu plus de vacances que prévu. Vous vous rappelez sûrement que Pat avait épuisé sa banque de vacances à cause de notre arrêt forcé à East Molene au printemps. Pour donnez le bon exemple (il est le patron), il avait décidé de ne prendre qu'une semaine mais l'appel est fort.... Et beau-papa gentil... Alors, pourquoi ne pas en profiter??
Pour notre vacances à Bromont, ce fut très reposant. J'ai adoré la région qui est beaucoup plus naturelle que ce à quoi nous nous attendions: le lac Brome (oui, j'ai acheté de délicieuses saucisses de canard), Waterloo, etc... Les enfants ont adoré le camp de vélo: Sara s'est découvert une passion pour le vélo de route, elle a fait deux fois Bromont-Granby ( une trentaine de kilomètres) à une vitesse moyenne de 30km/heure et Phil a renoué avec le BMX intensivement! Charles rêve d'enlever son attelle et de filer à fleur de piste sur son nouveau bolide...
Ils allaient au camp le jour et profitaient des joies de notre camping le soir: piscine, mini-put, billard, ping-pong... Tous ce que nous fuyions Pat et moi pendant des années. Eux, ils ont adorés et veut veut pas, ils nous font évoluer puisqu'on y trouve notre compte. Nous avons rencontré des gens de notre municipalité et une famille de l'ancienne équipe de soccer de Sara.
J'ai fini mon livre peu après mon précédent message et Maxime Lavoie, finalement, heu, heu... Oupss... Lisez-le (le vide de Patrick Sénécal) pour le savoir!!! Dans un tout autre registre, j'ai aussi lu Soie de Alessandro Baricco: Magnifique, sûblime, troublant...
À bientôt.. Probablement dans une dizaine de jours!
Je ressens beaucoup de gratitude envers beau-papa qui travaille pour Pat, ce qui nous permet de prendre un peu plus de vacances que prévu. Vous vous rappelez sûrement que Pat avait épuisé sa banque de vacances à cause de notre arrêt forcé à East Molene au printemps. Pour donnez le bon exemple (il est le patron), il avait décidé de ne prendre qu'une semaine mais l'appel est fort.... Et beau-papa gentil... Alors, pourquoi ne pas en profiter??
Pour notre vacances à Bromont, ce fut très reposant. J'ai adoré la région qui est beaucoup plus naturelle que ce à quoi nous nous attendions: le lac Brome (oui, j'ai acheté de délicieuses saucisses de canard), Waterloo, etc... Les enfants ont adoré le camp de vélo: Sara s'est découvert une passion pour le vélo de route, elle a fait deux fois Bromont-Granby ( une trentaine de kilomètres) à une vitesse moyenne de 30km/heure et Phil a renoué avec le BMX intensivement! Charles rêve d'enlever son attelle et de filer à fleur de piste sur son nouveau bolide...
Ils allaient au camp le jour et profitaient des joies de notre camping le soir: piscine, mini-put, billard, ping-pong... Tous ce que nous fuyions Pat et moi pendant des années. Eux, ils ont adorés et veut veut pas, ils nous font évoluer puisqu'on y trouve notre compte. Nous avons rencontré des gens de notre municipalité et une famille de l'ancienne équipe de soccer de Sara.
J'ai fini mon livre peu après mon précédent message et Maxime Lavoie, finalement, heu, heu... Oupss... Lisez-le (le vide de Patrick Sénécal) pour le savoir!!! Dans un tout autre registre, j'ai aussi lu Soie de Alessandro Baricco: Magnifique, sûblime, troublant...
À bientôt.. Probablement dans une dizaine de jours!
jeudi 3 juillet 2008
Cet intense besoin de partir...

Philippe ayant une allergie très sévère à l'herbe à Puce, j'ai décidé de reporter ma petite escapade, avec Sara et Charles, de quelques jours sur les rives de l'estuaire du Saint-Laurent. Le coeur n'y est pas et je ne peux me résoudre à laisser Phil à la maison. Il a besoin de supervision, de soins et d'amour. J'ai bien tenté de le convaincre de venir avec nous là-bas, mais il ne veut pas manquer le travail puisqu'il a eu congé la semaine dernière pour son aventure médiévale. Il ira travailler avec des gants de latex et des manches longues. Même si ce n'est pas parfait, on voit que l'inflammation commence à disparaître!
Je suis les voix de mon coeur et je reste à la maison. Mais j'avoue que je ressens l'appel de la mer comme jamais auparavant... Je ne pense qu'à ça! Je me languis du vent du large me faisant frissonner de bonheur et laissant une mince couche de sel sur mon visage, des odeurs s'insinuant en moi pour se transformer en souvenirs futurs et de cette paix intérieure qui ne tarde jamais à m'envahir... J'ai ce besoin immense de respirer la mer, de l'entendre se cogner contre les rochers et de porter mon regard au-dessus d'elle, pour voir loin, très loin, de m'y reposer l'espace d'un instant. Un instant sacré, qui n'appartiendra qu'à moi.
Mon père avait ce besoin de tout quitter pour aller jouer à l'ermite dans sa Haute-Mauricie. Seul dans son camp de bois ronds, loin des lumières et des bruits de la ville, sous un ciel rempli de milliers d'étoiles et où la voie lactée laisse dans son sillage, une magnifique poudre d'argent. Lorsque j'habitais à la maison et que l'appel du bois se faisait sentir, il se transformait en ours grognon. En riant, on l'envoyait avec joie dans le bois, sachant qu'il retrouverait à coup sûr sa bonne humeur! Je crois avoir hérité de ce trait de caractère, de ce besoin presque physique de répondre à l'appel et de partir sur la route, de nomader et de voir la mer.
J'ai adoré mon voyage au Nouveau-Mexique. Le dépaysement était total. Cependant, à la fin du voyage, je trouvais difficile de ne voir que du jaune et ce, même s'il prenait toutes sortes de teintes dorées. Mon âme se nourrit des couleurs de la côte Nord, de la danses des baleines à Godbout, d'une rencontre autour d'un feu de camp, à une halte routière surplombant Hâvre Saint-Pierre, des anses magnifiques de Sheldrake aux rochers tapissés de mousses et de chicoutés, de la multitude de rivières se jetant les unes après les autres dans le fleuve, d'un festin de roi à l'anse McKinnis, de baignades au rocher percé, de rencontres Acadiennes à Bonaventure et de nuits bercées par le souffle des baleines aux Bergeronnes. Le Québec l'été, c'est le plus bel endroit du monde.... Nous avons annulé le voyage à Assatague (Maryland, É-U) car les enfants ont demandé de faire une semaine de camp de perfectionnement. J'étais bien d'accord car j'ai le mal du Québec, de mon pays si beau et si vaste...
Mon esprit vagabonde et erre sur les rives de ce fleuve et de l'océan atlantique que j'aime tant. Je me languis de la mer... Sapristie d'herbe à puce!!!
vendredi 27 juin 2008
Vive l'Anarchie...
Quelques jours de vacances ont suffi à transformer la maison en véritable champ de bataille. Allez savoir pourquoi, mais il y a des traîneries un peu partout, de la vaisselle sur le comptoir même si je passe mon temps à remplir la laveuse, des papiers, des revues et des livres éparses sur chaque meuble, des saletés par terre, etc....
Phil prépare sa fin de semaine et il rapatrie ses équipements de chevalier, son sac de couchage et son oreiller sur la table de la salle à dîner. Charles ne démonte pas sa tente brisée, que nous devons retourner. Y'a bien Sara qui a fait le ménage de sa chambre hier avec sa cousine Léa, mais c'est à peu près tout!
De plus, ils veillent jusqu'à des heures impossibles le soir et dorment un peu partout: dans le sous-sol, dans la tente ou encore, dans le lit des parents. Ils ne se lèvent pas non plus le matin et déjeunent à l'heure ou d'autres dînent. Assurément, tous les repas sont décalés, vous le comprendrez...
Et moi, je regarde tout ça en me disant que la maison parfaite, le contrôle juste pour avoir le contrôle, j'en ai rien à faire. C'est ça les vacances.. On prend du bon temps ensemble et je profite du matin, pour boire mon café dans le silence. Et puis, j'ai pas envie d'ordonner, de chiâler...
Vive l'Anarchie!!
Phil prépare sa fin de semaine et il rapatrie ses équipements de chevalier, son sac de couchage et son oreiller sur la table de la salle à dîner. Charles ne démonte pas sa tente brisée, que nous devons retourner. Y'a bien Sara qui a fait le ménage de sa chambre hier avec sa cousine Léa, mais c'est à peu près tout!
De plus, ils veillent jusqu'à des heures impossibles le soir et dorment un peu partout: dans le sous-sol, dans la tente ou encore, dans le lit des parents. Ils ne se lèvent pas non plus le matin et déjeunent à l'heure ou d'autres dînent. Assurément, tous les repas sont décalés, vous le comprendrez...
Et moi, je regarde tout ça en me disant que la maison parfaite, le contrôle juste pour avoir le contrôle, j'en ai rien à faire. C'est ça les vacances.. On prend du bon temps ensemble et je profite du matin, pour boire mon café dans le silence. Et puis, j'ai pas envie d'ordonner, de chiâler...
Vive l'Anarchie!!
mardi 24 juin 2008
Aimez les plus que vous même...
Phil, 15 ans, est un adolescent allumé et motivé. Il est sûr de lui, fonceur et pas peureux pour deux sous. Lorsqu'il a une idée dans la tête, il est difficile de le faire changer d'avis, à moins que nos arguments soient solides et sérieux. C'est un aspirant comptable, qui veut rouler à bord d'une corvette décapotable et avoir sa première bâtisse à revenus avant l'âge de 25 ans.
Hier matin, il me demanda:
- M'man, j'étais vraiment insécure* quand j'étais p'tit hein?
- Ho oui...
- Tu te rappelles, tu m'attendais à la sortie de la chambre des joueurs, au début, quand je jouais au hockey car j'avais peur de me perdre?
- OUi.. et j'allais te chercher chez tes grands-parents quand tu voulais revenir à la maison même s'il était minuit... Et tu sais quoi? Je t'ai allaité au deux heures pendant des mois car tu avais besoin de sécurité. Je te trainais avec moi partout car tu ne supportais pas d'être loin de moi.
C'est pour ça que tu as confiance en toi aujourd'hui... Tu as eu tout ce dont tu avais besoin..
- Je suis chanceux me dit-il en me serrant dans ses bras...
_________________________________________
J'ai toujours nager à contre courant dans ma façon de materner mes enfants. Je les ai allaité longtemps. Je ne les ai pas laissé pleurer. Je les prenais souvent. Je dormais avec eux. Je les câlinais, les aimais, les berçais, étais sensible à leurs besoins intérieurs. Pat en riant, disait que j'avais un nouveau membre à mon corps, tellement le bébé semblait faire partie de moi-même.
J'ai toujours cru que le plus important à donner aux enfants, c'est l'amour et la sécurité. Que si leurs besoins sont comblés, ils finiront par développer leurs indépendances et s'éloigneront tranquillement, à leurs rythmes, du giron maternel. Je ne crois pas au domptage des enfants: laisser pleurer, ne pas donner trop de si ou de ça, pas trop dans les bras etc....
Je pense que j'ai raison. Les liens affectifs m'unissant à mes enfants sont forts, solides. Ils ont confiance en eux et possèdent une bonne estime de soi. Je les regarde grandir et j'adore ce qu'ils deviennent. Sara a encore intensément besoin de moi par moment. Lorsqu'elle est fatiguée ou qu'elle vit des émotions, elle se colle et vient nous rejoindre la nuit pour ensuite, pleine d'amour, foncer tête baissée dans la vraie vie...
Et c'est ça que je retiens le plus. Plus on les aime et les sécurise, tout en les laissant expérimenter la vie et en leur faisant confiance, et plus ils sont solides et sûrs d'eux. Les miens n'ont jamais eu peur de rien. Ils ont pédalé à deux roues vers 3-4 ans, ont nagé seuls vers 3 ans, sont rentrés à l'école sans regarder en arrière et verser une seule larme, mes gars ont fait le passage au secondaire sans aucune crainte, SAra a déjà changé d'école pour vivre l'aventure de la musique.... Et tellement plus encore...
Alex, mon fils de 20 ans, a vécu un moment difficile à l'adolescence. Nous l'avions toujours aimé, entouré, mais à ce moment là, nous avons tout fait pour garder le lien affectif avec lui. Il a par la suite revu son vrai père, remis les morceaux du casse-tête à la bonne place et est devenu un jeune homme charmant et bourré de talents qui fait de gros câlins à sa mère aussitôt qu'il en a l'occasion!
Un conseil: Investissez-vous, Aimez les plus que vous même...
Hier matin, il me demanda:
- M'man, j'étais vraiment insécure* quand j'étais p'tit hein?
- Ho oui...
- Tu te rappelles, tu m'attendais à la sortie de la chambre des joueurs, au début, quand je jouais au hockey car j'avais peur de me perdre?
- OUi.. et j'allais te chercher chez tes grands-parents quand tu voulais revenir à la maison même s'il était minuit... Et tu sais quoi? Je t'ai allaité au deux heures pendant des mois car tu avais besoin de sécurité. Je te trainais avec moi partout car tu ne supportais pas d'être loin de moi.
C'est pour ça que tu as confiance en toi aujourd'hui... Tu as eu tout ce dont tu avais besoin..
- Je suis chanceux me dit-il en me serrant dans ses bras...
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J'ai toujours nager à contre courant dans ma façon de materner mes enfants. Je les ai allaité longtemps. Je ne les ai pas laissé pleurer. Je les prenais souvent. Je dormais avec eux. Je les câlinais, les aimais, les berçais, étais sensible à leurs besoins intérieurs. Pat en riant, disait que j'avais un nouveau membre à mon corps, tellement le bébé semblait faire partie de moi-même.
J'ai toujours cru que le plus important à donner aux enfants, c'est l'amour et la sécurité. Que si leurs besoins sont comblés, ils finiront par développer leurs indépendances et s'éloigneront tranquillement, à leurs rythmes, du giron maternel. Je ne crois pas au domptage des enfants: laisser pleurer, ne pas donner trop de si ou de ça, pas trop dans les bras etc....
Je pense que j'ai raison. Les liens affectifs m'unissant à mes enfants sont forts, solides. Ils ont confiance en eux et possèdent une bonne estime de soi. Je les regarde grandir et j'adore ce qu'ils deviennent. Sara a encore intensément besoin de moi par moment. Lorsqu'elle est fatiguée ou qu'elle vit des émotions, elle se colle et vient nous rejoindre la nuit pour ensuite, pleine d'amour, foncer tête baissée dans la vraie vie...
Et c'est ça que je retiens le plus. Plus on les aime et les sécurise, tout en les laissant expérimenter la vie et en leur faisant confiance, et plus ils sont solides et sûrs d'eux. Les miens n'ont jamais eu peur de rien. Ils ont pédalé à deux roues vers 3-4 ans, ont nagé seuls vers 3 ans, sont rentrés à l'école sans regarder en arrière et verser une seule larme, mes gars ont fait le passage au secondaire sans aucune crainte, SAra a déjà changé d'école pour vivre l'aventure de la musique.... Et tellement plus encore...
Alex, mon fils de 20 ans, a vécu un moment difficile à l'adolescence. Nous l'avions toujours aimé, entouré, mais à ce moment là, nous avons tout fait pour garder le lien affectif avec lui. Il a par la suite revu son vrai père, remis les morceaux du casse-tête à la bonne place et est devenu un jeune homme charmant et bourré de talents qui fait de gros câlins à sa mère aussitôt qu'il en a l'occasion!
Un conseil: Investissez-vous, Aimez les plus que vous même...
lundi 23 juin 2008
Winnie est une femme!

J'ai toujours parlé du Winnie tout équipé au masculin... Probablement à cause de sa grosseur. Quoique dans sa catégorie de véhicule, il n'est pas très imposant. En effet, j'ai remarqué qu'il peut entrer deux fois plutôt qu'une dans plusieurs modèles... Mais ce weekend, une évidence m'est apparue: Winnie est une femme!!!
J'avais bien remarqué qu'elle charme et attire les regards de la gent masculine puisqu'il suffit qu'on entre dans un camping pour que ces messieurs accourent l'admirer. Évidemment, il y a de quoi, notre GMC Eléganza 1976 a une ligne unique, une allure du tonnerre et ELLE est d'une blancheur quasi immaculée. De plus, ELLE consomme peu d'essence car ELLE est fabriquée à partir d'un fuselage d'avion, ce qui lui donne énormément d'aérodynamisme. En fait, c'était au départ un prototype de la nasa conçu pour je ne sais quoi...
Mais là, je l'ai constaté sans aucun doute possible: c'est une femme... Elle aime que Pat la frotte et la caresse avec de doux linges pour la rendre étincelante. Elle émet de petits toussotements pour qu'il ouvre le panneau et ajuste un peu son moteur. Elle oublie de baisser le régime du moteur (shoke ou enrichisseur en français) pour qu'il lui mette une bonne dose de lubrifiant. Tout ce qu'elle peut inventer pour qu'il lui donne de l'attention, je vous dis pas...
Et encore... Je vous assure que Mademoiselle adore se faire entendre. On a beau faire réparer le tuyau d'échappement pour qu'elle ronronne moins fort (ça fait 3 fois), y'a rien à faire. Suffit de rouler quelques centaines de kilomètres et elle s'y remet allègrement.
Elle a de la personnalité et je laisse Pat s'en occuper sans aucune jalousie.. Si ça peut la rendre heureuse!!!!!
jeudi 19 juin 2008
Changement de programme et appel de la mer...
Malgré la fraîcheur, que dis-je, le froid quasi automnal, et les nuages grisâtres obstruant le ciel, les vacances d'été arrivent à grands pas. Enfin, nous dormirons le matin jusqu'à satiété, nous prendrons le temps de lire à l'extérieur et d'admirer chaque matin l'éclosion des fleurs et le mûrissement des légumes que j'ai planté à côté de la porte d'entrée. Le top: plus de lunchs à faire, les deux yeux à moitié fermés!
Les enfants dormiront sous la tente, se baigneront à 22h le soir et seront en congé de devoirs et de leçons. Ils vivront comme à chaque été un moment d'accalmie et savoureront une liberté appréciée, surtout le matin. Qu'il y ait du sport le soir n'affecte en rien, puisque la liberté, c'est le matin que nous en bénéficions le plus. Nous sommes tous des couche-tard et par le fait même, on aime se prélasser au lit même lorsque le soleil est levé... Sara depuis quelques semaines a bien du mal à s'extirper des vapeurs nocturnes. Je dois faire preuve de persévérance pour la convaincre de se lever rapidement. Mais étant moi-même à moitié endormie, il n'est pas rare que je la conduise en retard de quelques minutes à l'école. Son enseignante en a marre. Mais, j'ai toujours eu mauvaise réputation en la matière.
Depuis près de 10 ans, à ce moment, je fignole l'itinéraire du voyage d'été. J'y rêve. Mais cet été pas de grands voyages. En effet, Pat ne peut prendre beaucoup de vacances à cause du voyage au Nouveau-Mexique qui aura duré une semaine de plus que prévu à cause du problème méchanique. Une semaine, c'est pas suffisant pour aller loin... Nous avions prévu nous rendre à Assatague avec les enfants malgré tout, mais ceux-ci nous ont surpris cette semaine en nous demandant d'aller dans un camp d'entraînement et pêcher dans le nord. Demandes que nous avons acceptées avec un gros soupir de soulagement, je l'avoue. Pat et moi revenons à peine du Nouveau-Mexique et nous prévoyons retourner en Floride à Noël, visiter des sources artésiennes (en arrivant à temps pour nager avec les lamentins) et nous prélasser sur la plage.
Cependant, j'ai une sensation d'étouffement, une oppression... Je veux voir la mer... J'ai ce besoin intense d'air salé aux arômes de vent et d'algues échouées sur le rivage qui m'obsède. La mer me nourrit l'âme et le corps. Chaque pore de ma peau, chaque parcelle de mes cellules la demande, la réclame. J'en suis dépendante. Comment, à travers les 4 tournois de soccer de Sara, les compétitions de vélos, la semaine de camp, pourrais-je y arriver??
J'y pense et repense sans cesse. J'ai finalement décidé de prendre une fin de semaine où Pat sera parti en moto avec ses chums et je mettrai les voiles vers la mer avec Charles et Sara... À un endroit que j'adore, où je me sens libre et sereine. Où, si j'y croyais, je proclamerais y avoir vécu dans une vie antérieure tellement l'appel est fort pour m'y rendre à chaque année.
Puisque le Winnie a fait des siennes lors de notre dernier voyage, je n'ai pas envie de le prendre sans Pat. Je me sens insécure, tout simplement. Pourtant, je sais le conduire et si ce n'avait été de tout ça, je repartirais avec sans hésiter une seule seconde. Mais là, j'en suis psychologiquement incapable. J'ai l'été pour le réapprivoiser puisque nous nous en servirons à toutes les fins de semaines (ou presque) pour sillonner le Québec avec nos sportifs. J'ai donc réglé la question en achetant une nouvelle tente hier pour mon escapade. Car ne vous y trompez pas, pour monter une tente et installer un lit douillet, je suis une experte...
Je commence à avoir une vision d'ensemble de notre été. À enrober nos escapades, de quelques jours de plus, pour profiter de ce que peuvent nous offrir les endroits où nous irons. Nous verrons donc la côte nord, les cantons de l'Est, les Laurentides, la Mauricie et la région de Québec. De belles explorations en perspectives... Car, vous savez, on ne peut changer l'âme de la baroudeuse!!
Les enfants dormiront sous la tente, se baigneront à 22h le soir et seront en congé de devoirs et de leçons. Ils vivront comme à chaque été un moment d'accalmie et savoureront une liberté appréciée, surtout le matin. Qu'il y ait du sport le soir n'affecte en rien, puisque la liberté, c'est le matin que nous en bénéficions le plus. Nous sommes tous des couche-tard et par le fait même, on aime se prélasser au lit même lorsque le soleil est levé... Sara depuis quelques semaines a bien du mal à s'extirper des vapeurs nocturnes. Je dois faire preuve de persévérance pour la convaincre de se lever rapidement. Mais étant moi-même à moitié endormie, il n'est pas rare que je la conduise en retard de quelques minutes à l'école. Son enseignante en a marre. Mais, j'ai toujours eu mauvaise réputation en la matière.
Depuis près de 10 ans, à ce moment, je fignole l'itinéraire du voyage d'été. J'y rêve. Mais cet été pas de grands voyages. En effet, Pat ne peut prendre beaucoup de vacances à cause du voyage au Nouveau-Mexique qui aura duré une semaine de plus que prévu à cause du problème méchanique. Une semaine, c'est pas suffisant pour aller loin... Nous avions prévu nous rendre à Assatague avec les enfants malgré tout, mais ceux-ci nous ont surpris cette semaine en nous demandant d'aller dans un camp d'entraînement et pêcher dans le nord. Demandes que nous avons acceptées avec un gros soupir de soulagement, je l'avoue. Pat et moi revenons à peine du Nouveau-Mexique et nous prévoyons retourner en Floride à Noël, visiter des sources artésiennes (en arrivant à temps pour nager avec les lamentins) et nous prélasser sur la plage.
Cependant, j'ai une sensation d'étouffement, une oppression... Je veux voir la mer... J'ai ce besoin intense d'air salé aux arômes de vent et d'algues échouées sur le rivage qui m'obsède. La mer me nourrit l'âme et le corps. Chaque pore de ma peau, chaque parcelle de mes cellules la demande, la réclame. J'en suis dépendante. Comment, à travers les 4 tournois de soccer de Sara, les compétitions de vélos, la semaine de camp, pourrais-je y arriver??
J'y pense et repense sans cesse. J'ai finalement décidé de prendre une fin de semaine où Pat sera parti en moto avec ses chums et je mettrai les voiles vers la mer avec Charles et Sara... À un endroit que j'adore, où je me sens libre et sereine. Où, si j'y croyais, je proclamerais y avoir vécu dans une vie antérieure tellement l'appel est fort pour m'y rendre à chaque année.
Puisque le Winnie a fait des siennes lors de notre dernier voyage, je n'ai pas envie de le prendre sans Pat. Je me sens insécure, tout simplement. Pourtant, je sais le conduire et si ce n'avait été de tout ça, je repartirais avec sans hésiter une seule seconde. Mais là, j'en suis psychologiquement incapable. J'ai l'été pour le réapprivoiser puisque nous nous en servirons à toutes les fins de semaines (ou presque) pour sillonner le Québec avec nos sportifs. J'ai donc réglé la question en achetant une nouvelle tente hier pour mon escapade. Car ne vous y trompez pas, pour monter une tente et installer un lit douillet, je suis une experte...
Je commence à avoir une vision d'ensemble de notre été. À enrober nos escapades, de quelques jours de plus, pour profiter de ce que peuvent nous offrir les endroits où nous irons. Nous verrons donc la côte nord, les cantons de l'Est, les Laurentides, la Mauricie et la région de Québec. De belles explorations en perspectives... Car, vous savez, on ne peut changer l'âme de la baroudeuse!!
mardi 17 juin 2008
Une mère fière de ses fils...
Hier, j'ai eu la fierté de voir mes deux garçons honorés... En effet, les deux ont reçu des méritas. Phil pour son excellence académique en mathématique et en histoire. Charles (le seul de secondaire 1) pour son implication dans l'école, c'est à dire son engagement communautaire.
Inutile de vous dire que j'étais sur le bord des larmes à tout moment. La fierté que mes gars se retrouvent parmis cette élite étaient à son comble!
Ce n'est pas volé. Ils travaillent fort et sont à leurs affaires. J'ai même laissé Phil gérer sa fin d'année, en toute confiance, sans l'obliger à aller faire ses journées complètes à l'école. Je lui ai fait confiance, car avec les notes qu'il obtient, il la mérite amplement.
Charles est maintenant en vacances. Phil a un dernier examen ce matin. Et Sara a vraiment hâte de rester à la maison avec ses frères...

Inutile de vous dire que j'étais sur le bord des larmes à tout moment. La fierté que mes gars se retrouvent parmis cette élite étaient à son comble!
Ce n'est pas volé. Ils travaillent fort et sont à leurs affaires. J'ai même laissé Phil gérer sa fin d'année, en toute confiance, sans l'obliger à aller faire ses journées complètes à l'école. Je lui ai fait confiance, car avec les notes qu'il obtient, il la mérite amplement.
Charles est maintenant en vacances. Phil a un dernier examen ce matin. Et Sara a vraiment hâte de rester à la maison avec ses frères...

Libellés :
j'aime,
Je suis fière,
je vante mes enfants
lundi 16 juin 2008
Pour restez dans le vif du sujet... Intro de Dans une galaxie près de chez vous..
J'adore cette série et j'ai savouré les deux films.. J'aime rire et avec eux, je suis servie...
lundi 9 juin 2008
L'harmonie règne...
Chaleur, quand tu nous tombes dessus....
Fallait-il aimer ses enfants pour cuire littéralement sous les chauds rayons du soleil lors de la compétition de samedi? Pour endurer l'écrasante humidité, qui nous oppressait un peu plus à chaque respiration? Les enfants qui habituellement se réchauffent le matin en parcourant à de nombreuses reprises la piste, se tenaient bien peinards à l'ombre, dans la valise du camion. Ils fallaient économiser les forces et boire énormément... Par bonheur, le vent était présent et caressait notre peau généreusement.
Fallait-il être un peu folle, pour réitérer l'expérience pour les jeux techniques de soccer dimanche de 9h à 1h30, sans autre ombre, que le gros poteau d'un lampadaire? Évidement, discuter et rire avec mes amies, (à passer autant de temps ensemble, elles sont presque devenues des amies intimes) fait passer le temps rapidement. L'une d'elles se demandait si sa fille serait reconnaissante plus tard d'autant de dévouement. Je lui ai répondu que ça transperçait déjà dans leur relation actuelle. Commentaire qu'elle a adoré, soit dit-en passant (et que je me répète souvent aussi)!!
Je suis vannée aujourd'hui. Voilà le résultat de mes excès. L'épuisement m'a rattrapée. Les enfants eux pètent le feu. Vive la jeunesse! Heureusement qu'on s'est enduit généreusement de crème solaire sinon, on aurait la même couleur que les homards que nous avons mangé hier soir.... Et puis maintenant la piscine est bleue que demander de mieux?
Fallait-il être un peu folle, pour réitérer l'expérience pour les jeux techniques de soccer dimanche de 9h à 1h30, sans autre ombre, que le gros poteau d'un lampadaire? Évidement, discuter et rire avec mes amies, (à passer autant de temps ensemble, elles sont presque devenues des amies intimes) fait passer le temps rapidement. L'une d'elles se demandait si sa fille serait reconnaissante plus tard d'autant de dévouement. Je lui ai répondu que ça transperçait déjà dans leur relation actuelle. Commentaire qu'elle a adoré, soit dit-en passant (et que je me répète souvent aussi)!!
Je suis vannée aujourd'hui. Voilà le résultat de mes excès. L'épuisement m'a rattrapée. Les enfants eux pètent le feu. Vive la jeunesse! Heureusement qu'on s'est enduit généreusement de crème solaire sinon, on aurait la même couleur que les homards que nous avons mangé hier soir.... Et puis maintenant la piscine est bleue que demander de mieux?
lundi 2 juin 2008
La groupie à lulus...
Je ne peux passer sous silence le bonheur de ma petite groupie préférée! Avec son chandail de Kaïn attaché par un noeud sur le côté (elle a un modèle d'homme, évidemment), ses petites lulus blondes et son enthousiasme débordant, elle était tout à fait charmante.
La première chanson n'était pas terminée, qu'elle entraînait Daphnée et Charles (comme protecteur, elle y tenait absolument) directement en bas de la scène, devant le chanteur. Laissez-moi vous dire qu'ils ont été suivi par une multitude de spectateurs qui n'attendaient que l'occasion pour faire de même...
Ma chum Rachel et moi n'avons pu que constater, en rigolant bien sûr, que nous avions engendré des petites groupies... Un peu comme leurs mères d'ailleurs! Mais à bien y penser, peut-être même un peu plus!! ON s'est promis de les suivre pour quelques années, le temps qu'elles soient majeures...
La première chanson n'était pas terminée, qu'elle entraînait Daphnée et Charles (comme protecteur, elle y tenait absolument) directement en bas de la scène, devant le chanteur. Laissez-moi vous dire qu'ils ont été suivi par une multitude de spectateurs qui n'attendaient que l'occasion pour faire de même...
Ma chum Rachel et moi n'avons pu que constater, en rigolant bien sûr, que nous avions engendré des petites groupies... Un peu comme leurs mères d'ailleurs! Mais à bien y penser, peut-être même un peu plus!! ON s'est promis de les suivre pour quelques années, le temps qu'elles soient majeures...
Kaïn, show et langue française
On a remis ça... Et oui... Ma chum Rachel et sa fille Daphnée, Sara et moi, accompagnées de Charles et Pat, à condition qu'ils soient très gentils, sommes allées assister à un show du groupe Kaïn... Un groupe que j'adore et dont le refrain d'une chanson, Le bal du vieillard, se trouve dans l'entête de mon blog depuis plus d'un an, sans que j'aie envie de le remplacer. Si vous écoutez bien et faites le tour de leur discographie vous verrez qu'ils ne sont pas du tout torturés, drogués ou en mal de sensations fortes... Au contraire Steve Veilleux (le chanteur qui compose les paroles de la majorité des chansons) chante l'amour, le bonheur, la belle vie tout simplement. On se reconnait, comme dans les magnifiques paroles de la maison est en grande par exemple...
J'adore la musique Québécoise et ça remonte à mon adolescence. J'étais le genre à écouter du Paul Piché, du Robert Charlebois, du Beau dommage et du Harmonium. J'allais à la brasserie avec ma chum Isa et on chantait à tue-tête le vieux dans le bas du fleuve, le blues de la métropole, journée d'Amérique, pour un instant etc... Je crois qu'il n'y a pas une parole de Québécois que je ne connais pas et dont je ne contrôle pas la moindre intonation. Samedi, lorsque j'ai vu mes enfants chanter en coeur et danser avec enthousiasme, ça m'a rendue confiante quant à leurs sentiments d'appartenance à la Nation Québécoise. Nous, irréductibles francophones, en Amérique du Nord.
Je suis fière de mes racines Québécoises, de notre unicité, de nos accents. J'essaie d'imaginer quel genre de gens étaient mes ancêtres pour tout quitter et risquer leurs vies lors de la traversée de l'atlantique pour venir vivre sur le nouveau continent. C'était, à ne pas en douter, des aventuriers et ils ont eu bien du courage, de venir s'installer ici. Je me reconnais un peu, en eux....
Alors, rien ne m'écoeure plus que d'entendre des Québécois avec des noms comme Bob Gratton, et j'exagère à peine, parler avec un accent français. Bien parler, utiliser des mots de qualités, au bon moment dans le contexte approprié est une chose mais parler avec un accent qui ne nous appartient pas en est une autre.... Viendrait-il à l'idée de nos voisins des États-Unis de parler avec un accent British??? Jamais! J'en suis sûre. Ils ont peut-être selon certains, plusieurs défauts, mais ils possèdent une immense fierté de leur nation! Ce qui donne probablement une impression d'arrogance (je parle de la population pas du président)...
Par exemple, les Acadiens des îles de la Madeleine, de la Gaspésie, de la côte Nord, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse ont tous des accents que je trouve sublîmes... Et sérieusement, je crois que les Acadiens en sont fiers, très fiers. Bien plus que nous les Québécois...
Alors voilà... Que vais-je écrire à la Saint-Jean Baptiste? Ou après ma visite à Québec pour aller célébrer, au moins un peu, les fêtes du 400e? Mon blog n'a pas de but social. Je ne fais qu'écrire des banalités quotidiennes, des petites anecdotes sans messages importants pour essayer le plus possible de cultiver la légèreté et le bonheur. J'ai besoin de les entretenir dans ma vie afin que mes peurs et mes craintes ne prennent pas le dessus! Et Kaïn, pour revenir à mes moutons, me rend légère alors j'en écoute à répétition!
Ne me prenez pas trop au sérieux et revenez me lire même si vous êtes de ceux qui prennent un accent français en société.. Je vous laisse sur un vidéo amateur de Kaïn qui, je l'espère vous divertira et vous donnera envie d'écouter de la musique Québécoise.
J'adore la musique Québécoise et ça remonte à mon adolescence. J'étais le genre à écouter du Paul Piché, du Robert Charlebois, du Beau dommage et du Harmonium. J'allais à la brasserie avec ma chum Isa et on chantait à tue-tête le vieux dans le bas du fleuve, le blues de la métropole, journée d'Amérique, pour un instant etc... Je crois qu'il n'y a pas une parole de Québécois que je ne connais pas et dont je ne contrôle pas la moindre intonation. Samedi, lorsque j'ai vu mes enfants chanter en coeur et danser avec enthousiasme, ça m'a rendue confiante quant à leurs sentiments d'appartenance à la Nation Québécoise. Nous, irréductibles francophones, en Amérique du Nord.
Je suis fière de mes racines Québécoises, de notre unicité, de nos accents. J'essaie d'imaginer quel genre de gens étaient mes ancêtres pour tout quitter et risquer leurs vies lors de la traversée de l'atlantique pour venir vivre sur le nouveau continent. C'était, à ne pas en douter, des aventuriers et ils ont eu bien du courage, de venir s'installer ici. Je me reconnais un peu, en eux....
Alors, rien ne m'écoeure plus que d'entendre des Québécois avec des noms comme Bob Gratton, et j'exagère à peine, parler avec un accent français. Bien parler, utiliser des mots de qualités, au bon moment dans le contexte approprié est une chose mais parler avec un accent qui ne nous appartient pas en est une autre.... Viendrait-il à l'idée de nos voisins des États-Unis de parler avec un accent British??? Jamais! J'en suis sûre. Ils ont peut-être selon certains, plusieurs défauts, mais ils possèdent une immense fierté de leur nation! Ce qui donne probablement une impression d'arrogance (je parle de la population pas du président)...
Par exemple, les Acadiens des îles de la Madeleine, de la Gaspésie, de la côte Nord, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse ont tous des accents que je trouve sublîmes... Et sérieusement, je crois que les Acadiens en sont fiers, très fiers. Bien plus que nous les Québécois...
Alors voilà... Que vais-je écrire à la Saint-Jean Baptiste? Ou après ma visite à Québec pour aller célébrer, au moins un peu, les fêtes du 400e? Mon blog n'a pas de but social. Je ne fais qu'écrire des banalités quotidiennes, des petites anecdotes sans messages importants pour essayer le plus possible de cultiver la légèreté et le bonheur. J'ai besoin de les entretenir dans ma vie afin que mes peurs et mes craintes ne prennent pas le dessus! Et Kaïn, pour revenir à mes moutons, me rend légère alors j'en écoute à répétition!
Ne me prenez pas trop au sérieux et revenez me lire même si vous êtes de ceux qui prennent un accent français en société.. Je vous laisse sur un vidéo amateur de Kaïn qui, je l'espère vous divertira et vous donnera envie d'écouter de la musique Québécoise.
mercredi 28 mai 2008
Vapeurs de Myosotis...

Le dernier printemps avant que grand-maman meurt, elle m'a entraînée à ses côtés pour faire le tour du terrain, au chalet. Là où j'ai tant aimé passer de grandes parties de mes étés, enfant et adolescente. Quelque part entre Trois-Rivière et Québec, sur la rive Sud du fleuve Saint-Laurent.
Elle m'incita à prendre quelques petites pousses de myosotis, de muguets et de lilas. Probablement pour que j'amène pour toujours, une partie de moi, fortement enracinée à cet endroit. Symbole conscient ou inconscient? Je n'en sais rien mais il a tout son sens à chaque printemps, lorsque fleurissent mes myosotis..
À mon retour, je me dépêchais, moi qui ne jardine pas beaucoup, à replanter mes trésors afin qu'ils survivent. Qu'ils survivent... À mes grands-parents aujourd'hui disparus... À mon ennui de l'imposant et magnifique fleuve, de sa plage interminable et de ses couchers de soleil extraordinaires... À une époque révolue de ma vie remplie d'amour, d'amis et de vent, envolée à jamais, emportée par la marée du temps...
On laisse un peu de soi partout où l'on passe... Là-bas, j'ai laissé la petite fille qui se sentait tant aimée par ses grands-parents.. Celle qui grimpait dans un saule pour lire un bouquin.. Celle qui avec ses amis, se payait un fou rire au large, incapable de nager pour revenir au bord... Et enfin, celle qui adorait chanter autour d'un feu sur la grève, avec eux...
Mais j'ai toujours en moi celle qui aime les grands espaces, le fleuve et la mer... Celle qui forte de ses souvenirs avance confiante dans la vie en voulant donner ce qu'elle a reçu à ses enfants... Celle qui se sent aimée et qui aime encore....
jeudi 22 mai 2008
Actions bénévoles et remerciements...
Oui, je suis à la maison depuis une bonne quinzaine d'années. J'ai choisi de m'occuper de mes enfants, de leur apprendre à parler, à dessiner, à patiner, à attacher leurs lacets, à réciter leur alphabet et à chanter plein de chansons. Dans le respect de leurs vies d'enfants. Sara vivait dans un monde imaginaire peuplé de bébés lynxs roux, Phil mieux que quiconque pouvait faire un dessin en trois dimensions ou une motoneige en légos, Charles savait lire avant la maternelle et Alex pédalait à deux roues à 3 ans et adorait danser sur du ACDC!
Puis, lorsqu'ils sont entrés à l'école, j'ai choisi d'être là pour ne pas être obligée de les y mener malgré un vilain rhume, une fièvre ou une gastro-entérite, pour superviser les devoirs et les leçons et surtout, pour être présente à leur retour. Ils ne connaissent pas les CPE et les services de garde scolaires. Pas question de m'éloigner d'eux et de perdre la liberté qu'ils demeurent MA priorité. J'ai choisi de demeurer connectée quoi!
Mais je ne suis pas une femme d'intérieur. J'ai besoin d'action, de faire fonctionner mes neurones, de voir des gens, de me sentir utile socialement. J'ai donc toujours été impliquée dans des organismes communautaires ou à l'école. Je fus longtemps impliquée dans l'allaitement et pas juste un peu. Puis, les enfants grandirent et c'est à l'école que je décidai de donner mon temps: levées de fond, bibliothèque, ateliers en classe, sorties, conseil d'établissement!
Je choisis mes actions bénévoles en fonction de mes enfants. Par exemple, je ne continuerai pas à donner de mon temps à l'école primaire lorsque ma fille sera au secondaire. Je le fais pour être en lien avec elle, ensuite ce sera autre chose. Après mes études, du vrai travail cette fois-ci....
Hier j'ai eu le plus grand remerciement de ma carrière de bénévole: je fus couronner la bénévole de l'année de l'école de Sara. Ils ont profité de mon absence à une séance du CE pour m'élire. Les enfants de 1ère année m'avait annoncé cela en déroulant une banderole où était inscrite: Mme Caro, bénévole de l'année 2008... L'émotion m'avait laissé sans voix, ils étaient si fiers de me faire la surprise.
Alors hier, j'ai assisté au gala de l'action bénévole. Un vrai gala.... Je me suis mise belle: ma jupe fabriquée avec les vieilles cravates de Pat, un magnifique haut noir décolleté devant et derrière et puisque le temps était frais, des bottes à talons hauts. Accompagnée de la directrice, nous avons eu droit à un goûter, du vin, des spectacles de jeunes de la commission scolaire et des cadeaux (commandités, ne vous en faites pas...)!
Je ne fais pas de bénévolat pour obtenir de la reconnaissance. Mais d'en avoir un peu me fait énormément plaisir tout comme les déjeuners au resto, les bons cadeaux dans des librairies, les spectacles des enfants et les certificats... Ce weekend, j'accompagne l'équipe de soccer de Sara à un camp de perfectionnement. Ce que je suis chanceuse...
Puis, lorsqu'ils sont entrés à l'école, j'ai choisi d'être là pour ne pas être obligée de les y mener malgré un vilain rhume, une fièvre ou une gastro-entérite, pour superviser les devoirs et les leçons et surtout, pour être présente à leur retour. Ils ne connaissent pas les CPE et les services de garde scolaires. Pas question de m'éloigner d'eux et de perdre la liberté qu'ils demeurent MA priorité. J'ai choisi de demeurer connectée quoi!
Mais je ne suis pas une femme d'intérieur. J'ai besoin d'action, de faire fonctionner mes neurones, de voir des gens, de me sentir utile socialement. J'ai donc toujours été impliquée dans des organismes communautaires ou à l'école. Je fus longtemps impliquée dans l'allaitement et pas juste un peu. Puis, les enfants grandirent et c'est à l'école que je décidai de donner mon temps: levées de fond, bibliothèque, ateliers en classe, sorties, conseil d'établissement!
Je choisis mes actions bénévoles en fonction de mes enfants. Par exemple, je ne continuerai pas à donner de mon temps à l'école primaire lorsque ma fille sera au secondaire. Je le fais pour être en lien avec elle, ensuite ce sera autre chose. Après mes études, du vrai travail cette fois-ci....
Hier j'ai eu le plus grand remerciement de ma carrière de bénévole: je fus couronner la bénévole de l'année de l'école de Sara. Ils ont profité de mon absence à une séance du CE pour m'élire. Les enfants de 1ère année m'avait annoncé cela en déroulant une banderole où était inscrite: Mme Caro, bénévole de l'année 2008... L'émotion m'avait laissé sans voix, ils étaient si fiers de me faire la surprise.
Alors hier, j'ai assisté au gala de l'action bénévole. Un vrai gala.... Je me suis mise belle: ma jupe fabriquée avec les vieilles cravates de Pat, un magnifique haut noir décolleté devant et derrière et puisque le temps était frais, des bottes à talons hauts. Accompagnée de la directrice, nous avons eu droit à un goûter, du vin, des spectacles de jeunes de la commission scolaire et des cadeaux (commandités, ne vous en faites pas...)!
Je ne fais pas de bénévolat pour obtenir de la reconnaissance. Mais d'en avoir un peu me fait énormément plaisir tout comme les déjeuners au resto, les bons cadeaux dans des librairies, les spectacles des enfants et les certificats... Ce weekend, j'accompagne l'équipe de soccer de Sara à un camp de perfectionnement. Ce que je suis chanceuse...
samedi 17 mai 2008
Sara et Caro en délire...
Hier soir, j'assistai à un concert de ma Rock Star préférée. Une foule en délire, chantant, dansant et hurlant leur bonheur d'assister à un show d'une telle intensité. Un chanteur à la voix rauque, au coeur blessé, capable comme personne de faire vibrer une salle.
J'ai partagé ce bonheur avec Sara, qui grandit au rythme de mes passions. C'était sa première rencontre avec les frissons, la foule en délire, les bras dans les airs (je vous jure qu'il est aussi hot que Bon Jovi) et les rappels scandés avec force. Connaissant toutes les chansons, à force de compulser avec moi, elle était prête. Elle avait déjà assisté à un concert extérieur à Gatineau, il y a deux ou trois ans, mais ce n'est pas à comparer.
Quelle belle soirée....
J'ai partagé ce bonheur avec Sara, qui grandit au rythme de mes passions. C'était sa première rencontre avec les frissons, la foule en délire, les bras dans les airs (je vous jure qu'il est aussi hot que Bon Jovi) et les rappels scandés avec force. Connaissant toutes les chansons, à force de compulser avec moi, elle était prête. Elle avait déjà assisté à un concert extérieur à Gatineau, il y a deux ou trois ans, mais ce n'est pas à comparer.
Quelle belle soirée....
mercredi 23 avril 2008
Tel père, tel fils...
Son histoire d'amour avec les véhicules à deux roues remontent à son adolescence, alors que son père lui avait acheté une mobylette. Ivre de liberté, fort de cette nouvelle indépendance, entouré d'une gang de chums qui prenait un peu la place de sa famille qui venait d'éclater, le monde s'ouvrait devant lui...
La mobylette fit place à la moto. Rêvant de parcourir l'Amérique, de traverser les déserts et les montagnes, sa passion vivait toujours. Amoureux, bientôt père, il décida (geste logique mais quand même héroïque) de la vendre pour mettre ce montant d'argent sur l'achat d'une maison. Choix judicieux il va s'en dire, mais derrière cette maturité, une promesse faite à lui même: laisser grandir un peu les enfants et s'en racheter une dans 10 ans...
Le temps passa.. 10 ans exactement.. Depuis, aussitôt que le temps le permet, que le printemps pointe le bout du nez et jusqu'à la première neige, il sort sa moto et ne se lasse pas. C'est un vrai. Pas de ceux qui suivent la mode.
Hier, vous auriez dû voir les yeux remplis de fierté de son fils. Des yeux dans lesquels on pouvait lire la fierté pure de cette nouvelle indépance, la naissance d'un sentiment de liberté. Méritées à tout points de vue, par des notes extraordinaires à l'école ainsi que par une attitude irréprochable. Si vous aviez vu, son air émerveillé lorsque son père lui a donné son premier véhicule à deux roues: un magnifique scooter PGO!!
En les regardant tout les deux partir se promener, le père à moto et le fils en scooter, le dicton tel père tel fils prenait tout son sens!!!
vendredi 14 mars 2008
Joyeux anniversaire Alex...

IL y a 20 ans, le 14 mars 1988, je devenais malgré mon jeune âge, une mère... L'innocence et la fougue de la jeunesse me permettaient d'aller de l'avant sans m'en faire outre mesure pour notre avenir, notre sécurité financière et, la poursuite de mes études.
Enceinte, je dansais devant le miroir, admirant ma petite bedaine, me jugeant belle comme une déesse. Des vergetures? Un surplus de poids? Des seins pendants? Rien de tout cela ne me passait par la tête. Je me contentais de vivre ce moment, cet événement avec insouciance, bonheur et légèreté...
J'accouchai sans que ça ressemble un tant soit peu à ce que j'avais appris dans les cours prénataux dont je me rappelle surtout, les regards des autres. Disons que je sortais du lot! Encore une fois, je n'étais pas tellement à la mode, disons que je ressortais du groupe. À cette époque les femmes avaient des enfants dans la trentaine avancée, une fois leurs carrières bien lancées.
Alex arriva rapidement, le docteur dû l'attraper au vol! Déjà, il montrait des aptitudes pour les sports extrêmes... L'accouchement moyen, tel que décrit dans les livres, oubliez ça pour moi! Contractions carabinées (2 heures en tout) sans repos entre chacunes et 2-3 poussées durant tout au plus 5 minutes. Je pleurai de joie en l'apercevant et j'eus un coup de foudre instantanné. Je tremblai de hâte de le tenir dans mes bras. Je n'étais que fébrilité, émotions et amour... J'allaitai avec confiance, sans aide et sans aucune peur de l'échec.
20 ans plus tard, je suis fière d'être la mère d'un si beau et gentil jeune homme. Il est tendre, affectueux, travaillant. Il est très attaché à la famille et se montre d'une droiture admirable. Je pense avoir bien jouer mon rôle de mère malgré ma jeunesse. J'avais le plus important: l'amour inconditionnel et l'envie profonde d'être une mère. Mes enfants sont ce que j'ai de plus importants, mes priorités et c'est ce jour que mon destin s'est scellé...
Bonne fête Alex...
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