jeudi 13 septembre 2007

Discussion sérieuse, en pyjamas!

Hier soir, ma chum Nathalie est venue me porter les bottines de marche que je lui avais prêté ce weekend ainsi qu'un sac de vêtements pour ma nièce. Qu'elle ne fut notre étonnement (que dis-je notre plaisir) de voir que nous étions toutes les deux en pyjamas, elle au volant de sa voiture et moi, à l'autre bout de la rue entrain de marcher pour digérer mon souper avec Pat. Habituellement, on met son pyjama quand on est dans notre salon, bien peinarde devant le téléviseur. Mais pour nous, c'est une autre affaire!

Dans cet accoutrement, nous avons bavardé un petit moment à l'extérieur.

- Et puis Nath, est-ce que je vais te chercher chez toi vers 13h vendredi?
- Ouais, finalement je n'irai pas chez l'esthéticienne me faire épiler les jambes. De toute façon, je ne pense pas me remettre en short d'ici peu...
- Moi aussi, j'ai laissé aller depuis qu'il fait plus frais, regarde....

Et nous étions là, à comparer nos poils de jambes, les pantalons de pyjamas relevés lorsque Pat nous demanda étonné:

- Mais où allez-vous vendredi?
- Voir des hommes mon chéri, lui répondis-je tout de go!!

Imaginez, les deux filles en pyjamas, les jambes pleines de poils, mettant au point un rendez-vous avec des hommes. En fait, c'est exactement l'image qui défilait dans la tête de Pat, qui pétrifié (avec le goût de rire à s'en dilater la rate), nous demanda:

- Quoi? Pourquoi aller voir des hommes?
- Parce que c'est cool de pouvoir taper sur la tête d'un autre de temps en temps, lui lança ma chum avec fougue.

mardi 11 septembre 2007

Phil a mangé de la vache enragée... à moins qu'il ne se soit transformé en pitbull?

Phil approche à grands pas de ses 15 ans. Il est en pleine adolescence, en pleine révolte contre sa fratrie et moi (je suis la source de sa mauvaise humeur). Il n'y a qu'avec Pat et Alex qu'il conserve un langage correct. Ce beau garçon, motivé, intéressant, cultivé, ne dialogue plus maintenant qu'avec des insultes. En prime, nous avons droit à son air de boeuf presqu' en permanence!!

Ce que j'ai hâte que vienne le temps où il cessera d'interpréter chacun de mes propos comme une provocation. Il me semble que je ne fais qu'argumenter avec lui, il me fait sortir de mes gonds. Comme ce matin, quand pour une pécadille, il a traité son frère de fif et de tapette. Comment être de bonne humeur avec lui ensuite? Et quand j'ose le reprendre, il m'assure que je ne chicane que lui.. que je suis sur son dos.. Et tout ça, avec son air bête, bien sur!!

Vivement que ses hormones se stabilisent, qu'il sourit à nouveau et qu'il redevienne doux et jasant. Je ne m'inquiète pas à ce sujet car mon Phil était du genre à devenir d'une humeur massacrante lorsqu'il perçait des dents, lorsqu'il commençait l'école au début du primaire et quand nous partions... Il devrait donc se remettre de son adolescence sans heurts.

Mais, crime que c'est pas facile de vivre avec un pitbull!!!!! Même si c'est mon pitbull préféré...

lundi 10 septembre 2007

Bombe...

On sentait que c'était dans l'air...

On a bien tenté de régler les choses en temps opportun...

On voyait bien que les événements récents (la rentrée scolaire) confirmaient que la bombe serait lancée sous peu...

Et ce matin, la bombe a explosé...

J'ai demandé le transfert de Sara, de l'école musicale à l''école du village...

Fini le violon.. enfin pour le moment. Sara en avait marre de la musique, elle ne respire que par le sport. Les pratiques obligatoires, les entrainements de soccer (elle joue élite), les devoirs ne lui laissaient aucun temps libre. Elle a tranché. Elle a décidé. Nous avons agi!

Elle est heureuse. Elle flotte. Elle a des ailes!

Il fut difficile de lâcher-prise, de laisser Sara arrêter le violon. Mais ça aurait été ma décision et non la sienne. Ses loisirs lui appartiennent et le violon, pour moi c'est comme le soccer: un choix qu'elle fait! Il ne sera jamais trop tard pour se remettre à la musique, elle a un solide bagage.

C'est drôle, mais je prédis que Sara deviendra une super guitariste...

vendredi 7 septembre 2007

Rêve et roman à l'eau de rose

Depuis mon adolescence, je trippe sur Rock et belles oreilles (RBO) et surtout, je l'admets, sur Guy.A Lepage. Je le trouve drôle, cultivé, intelligent, fonceur etc. Il possède toute les qualités que j'admire chez un homme. C'est un Winner!

Oui, je sais. Ça fait un grand contraste avec Éric Lapointe. Pas de rapport entre les deux (Surtout en ce qui a trait à leurs timbres de voix). Mais voyez-vous, j'adore Guy.A quand il chante du Joe Dassin, j'ai pas de frissons dans le dos mais ça me rend joyeuse.

On s'est aimé comme on se quitte, tout simplement sans penser à demain, rà demain qui vient toujours un peu trop vite, aux adieux qui quelquefois se passent un peu trop bien

Et je fredonne souvent les vieilles tounes comiques de RBO telle le feu sauvage:

chérie, chérie quand je t'ai rencontré, j'ai tout de suite eu envie de t'aimer, mais je ne pouvais pas me douter, qu'un jour tu allais me donner... le feu sauvage (le feu sauvage), le feu sauvage de l'amour (le feu sauvage), la maladie du baiser,é,é,é,é, le feu sauvage de l'amour, han, han,han,han!!!!!

C'est le contraste en moi: le bum à la voix rauque (mon côté rebel) et le gars intelligent, singlant et drôle (la bonne fille, universitaire et quelque peu cultivée). C'est ainsi. Y'a bien Jon Bon Jovi que je trouvais très agréable à entendre et à regarder mais rien à voir...

Donc, pourquoi est-ce que je vous ennuie avec mes fantasmes de groupie? Parce que j'ai envie de vous raconter mon rêve de cette nuit. Non, cette fois-ci je n'ai pas dit à Éric Lapointe qui cherchait à m'embrasser passionnément derrière la scène: désolée, je ne peux pas. Je suis mariée et heureuse...

J'étais dans un endroit avec plusieurs gens que je n'avais pas vu depuis longtemps, dont Guy.A Lepage. Nous regardions des parties de films qu'il avait fait et je remarquais qu'il y avait toujours un des personnages qui me ressemblait dans sa façon d'être. Je lui demandais si tel était le cas. Il me répondit dans l'affirmative en me disant qu'il n'avait jamais pu m'oublier. Nous nous sommes approchés et nous sommes embrassés lentement. Nous restions souffle contre souffle. Ne croyant pas à ce que nous vivions...

Nous marchions ainsi soudés l'un à l'autre vers la mer et nous décidâmes de descendre en bas de la falaise. L'endroit qu'il avait choisi me parut trop abrupte et je décidai de remonter et de descendre juste à côté. Je m'agripais à un rocher pour remonter et le rocher se détacha. Je tombais en chute libre dans la mer, puis .... Je me revis... Dans une maison sur le bord de la mer entrain de vaquer à des occupations ménagères (beurk). J'étais saine et sauve et tout à coup, une illumination, je me rappelais de tout: De notre amour, de nos aveux, de cette intensité. Je courrus à l'extérieur, me jetai dans ses bras et lui dit: je me rappelle de tout... et il m'embrassa, heureux...

Pété hein??? Non mais, comme roman à l'eau de rose, il ne peut presque pas se faire mieux?

jeudi 6 septembre 2007

On est toujours le quétaine de quelqu'un d'autre...

Souvent, j'ai entendu des gens en qualifier d'autres de quétaines. Ça m'a toujours dérangé, qu'on puisse juger de l'habillement d'une personne, de ses goûts, de sa façon de vivre en se croyant supérieur (enfin c'est ce que ça sous-entend)! De quel droit, peut-on dire une telle affirmation? Car finalement, ceux qui jugent les autres de quétaines, sont souvent ceux qui suivent le troupeau (J'assume mon affirmation, mes gants de boxe sont prêts)!! Le troupeau étant bien sur la société avec ses 1.6 enfants par couple, les modes, les régimes, la performance, les activités aux goûts du jour et ainsi de suite.

Pour ma part, ça m'énervent royalement. Tout comme ceux d'ailleurs qui prennent un accent français alors qu'ils s'appellent genre Josée Gratton ou Stéphane Côté (je tiens à vous précisez que ces noms sont fictifs, toutes ressemblances avec des personnes existantes ne sont que purement accidentelles)!! Dans ces cas là, je fais bien exprès de garder mon accent québécois (il me prend même des envies de parler en joual)... J'en suis capable, rien que pour provoquer (mon sport préféré)! Non, mais... Bien parler c'est une chose, utiliser un bon vocabulaire une autre mais prendre un accent, c'est pire selon moi que d'utiliser des anglicismes.... On est des québécois (non?)!!

Mais bon, j'en reviens au quétainisme et mon allergie aigüe à ce genre de jugement. Cet été, arrêtée à une lumière rouge avec les enfants, je vis un homme bedonnant, torse nu, souliers de cuir verni aux pieds, écoutant de la musique latine à tue-tête, le sourire heureux, sur sa grosse moto Goldwin. Les enfants me firent un commentaire du genre: il est drôle le monsieur. Et moi, de leur expliquer:

-Vous savez les enfants, ce monsieur est heureux, bien plus heureux que bien d'autres qui font attention de convenir à certaines normes pour être comme les autres, ne pas passer pour des quétaines etc. Cet homme devait frotter sa belle moto et eut tout à coup l'envie de l'enfourcher pour s'aérer un peu.. Je l'admire, j'aime ce genre de personne.. L'important dans la vie c'est d'assumer ce que l'on est, ce que l'on aime sans s'arrêter à ce que les gens pourraient en penser... Dans la vie, il faut faire ce que l'on a envie de faire!!

- C'est vrai m'man qu'il a l'air heureux le monsieur...

Les jours suivants je repensais à toutes les fois où j'ai entendu des jugements sur la quétainerie et j'en parlais avec ma chum... On se demandait ce que l'on ne ferait pas pour ne pas se faire juger, ne pas passer pour des quétaines (à part se mettre toutes nues). On avait beau se creuser la tête, rien à faire, aucune illumination. Vous savez, j'assume totalement mes quétaineries, comme de sortir en pyjama pour marcher dans la rue. Nous avons donc conclu que finalement, nous n'avions pas tellement peur du jugement!!

Le lendemain, à la plage avec les enfants, qu'elle ne fut ma surprise d'assister à ce que justement je n'aurai jamais osé faire... Mais au combien, j'ai admiré, deux femmes de mon âge... Des femmes ordinaires, profitant tout comme moi du soleil et du vent, se lever de leurs chaises et se mettre à danser sur la plage, en pleine journée, parce que leur toune préférée passait sur les ondes de leur radio. Comme ça là (à jeun, je vous le certifie), devant tout le monde et se rassoir tout bonnement, en continuant à jaser après...

V'lan.. j'ai encore des croutes à manger!!

mercredi 5 septembre 2007

Pas de repos pour la guerrière

Pendant des années, j'ai fait l'autruche, la tête dans le sable pour ne pas admettre que j'avais des allergies. Comme un poisson dans l'eau, je nageais dans le courrant en faisant attention de bien reprendre mon air de temps en temps...

J'ai appris à mieux respirer. À prendre le temps de bien remplir mes poumons et de tranquillement rejeter mon monoxyde de carbone. Les petites crises d'hyperventilation se sont éloignées, jusqu'à ne presque plus me déranger. J'ai toujours dans la tête que de nommer une affection, se l'approprier en décuple la force. Si j'ai décidé de passer les tests d'allergies, c'était pour éliminer d'autres affections (telle l'anxiété chronique, les labyrinthites etc..) dont j'aurais pu être affectée.

Maintenant plusieurs choix s'offrent à moi:

- Me débarasser de mes animaux comme l'allergologue me l'a ordonné et éviter d'aller chez mes amis (es) qui en ont... (je n'irai plus nul part, c'est une évidence)

- Aller me faire piquer par un acupuncteur, craquer par un chiro, manipuler par un osthéopathe...

- Avaler des comprimés de plantes, des tisanes et de l'huile essentielle d'oregano, ou encore pire malgré ma grande scepticité, me résoudre à faire fondre quantité de granules oméopathiques sous ma langue...

- Faire une introspection et déterminer pourquoi je me laisse atteindre ainsi par ce qui m'entoure. Qu'est-ce que je ne peux pas sentir? Qu'est-ce qui m'étouffe?

- Chiâler sur l'état déplorable de la planète, de l'air et de l'eau pollués par les grandes industries et à plus petite échelle par tous et chacun qui n'en ont rien à foutre de faire leurs parts.

- Pleurer sur mon sort et m'appitoyer, une larme à l'oeil, affalée sur mon sofa (de cuir heureusement)...

- Ou encore, aller vivre sur la côte nord!!

Mais je suis une guerrière, je pars au combat... Ce ne sont pas de minuscules défections d'acariens, des pellicules d'animaux et des pollens de bouleaux et d'herbes à poux qui auront raison de moi!

mardi 4 septembre 2007

Angoisse ou allergie?

Je ne respire presque plus par le nez depuis des années et lorsque j'ose m'en plaindre un peu, on ne me prend pas tellement au sérieux. J'ai beau renifler devant les sceptiques pour leur montrer que l'air ne passe pas par mes narines, ils pensent bien sur que tout cela est dans ma tête. Mon chum m'a même certifié que l'angoisse faisait dilater les vaisseaux sanguins, causant une enflure des voies respiratoires... La plupart du temps, je ne suis que bloquée sans plus... mais parfois, je deviens engourdie, la tête dans un étau et j'avoue que depuis 2 ans, il m'arrive d'avoir le souffle court. La cerise sur le sundae!

J'ai beau me calmer (suis-je si nerveuse au fait), respirer par le nez (ça ne fonctionne pas du tout), m'hyperventiler (à essayer de respirer à fond par mon foutu nez et causer ainsi mes petits vertiges), méditer ( je suis dans une des périodes les plus zen de ma vie), y'a rien à faire...

J'aime la vie, je ne suis pas angoissée... C'est une légende bâtie par mon entourage qui cherche une réponse facile à mon état.. Oui, j'ai stressé quand mes enfants ont tous été malades à répétion, qu'ils ont été hospitalisés et quand j'ai eu peur, très peur d'en perdre un.. Est-ce de l'anxiété? Non, je pense que j'étais très équilibrée compte tenu de la situation. J'allais à l'hosto aussitôt que j'avais un doute sur l'état des poumons de Sara? Normal, elle avait déjà manqué d'oxygène. Je tiens à ce que les boulettes de steak haché soient bien cuites? C'est pas de l'angoisse. les bactéries sont ainsi détruites!

Sérieusement, ce que je prend pour de la supposée anxiété depuis des années, est un état causé par de multiples allergies, assez sévères... Incroyable non??(!!) Mes yeux et ma gorge ne piquent que rarement... Mais je suis totalement bouchée, les sinus me font mal et parfois, j'ai l'impression d'avoir le visage prit dans le ciment, j'ai le souffle court et j'ai fréquemment des sécrétions parce que mon système respiratoire réagit aux allergènes...

L'anxieuse angoissait à cause de ses symptômes qui pouvaient s'apparenter à de l'anxiété.. Pas pire hein??

Donc, résultat de mes tests d'allergies: Sur les 16 allergènes testés, votre Caro préférée a eu un score de 10/16, dont trois allergies assez sévères soient aux Chats (Ok, je m'en doutais), aux chiens (c'est le pied), aux acariens (Ça c'était évident, j'ai mal au sinus pour plus d'une semaine si je joue dans la poussière), aux bouleaux (il y en a plein en arrière), à l'herbe à poux, aux arbres, aux graminées, aux mauvaises herbes.... Je ne le suis pas aux chevaux, aux plumes et aux hamsters... Mince consolation puisque j'ai horreur des cages et je ne fais pas d'équitation!!!!!

Comme l'allergoloque me l'a dit, se débarasser des animaux ne passera pas au conseil familial (il avait vu juste, une mère c'est moins important qu'un chat (!!))... Il m'a fait peur, car mes symptômes sont ceux juste avant l'asthme, mais...

Comme me débarasser de Max, qui est à la fin de sa vie? Je tolèrerai ses poils jusqu'à ce qu'il meurre de sa belle mort. De ma lucky, trouvée déshydratée et que j'aie nourri au biberon, même la nuit, pour la sauver? Je ne pourrai m'en débarasser facilement qu'en la donnant à quelqu'un de proche. De Miss, qu'on ne voit presque jamais et qui est presque à temps plein dehors? De Bill mon poupée chien? Bill est sauf, je peux respirer dans son poil, c'est un petit chien de laine... C'est sur que mes enfants diront que c'est parce que c'est mon préféré..

Mais au fait... peut-être est-il mon préféré parce que justement je peux l'approcher sans me sentir encore plus mal??

Des journées comme aujourd'hui (où presque tout les allergènes sont présents), j'ai le goût de ne penser qu'à moi... De penser à respirer avant tout... D'être sans coeur... Je vais cependant continuer à m'endurer, car je suis certaine que les enfants m'en voudraient, si je prenais cette décision...