mardi 10 avril 2007

Terrasse sud avec vue sur la mer..

Quel beau matin ensoleillé... Je vous avoue que ça me rend particulièrement de bonne humeur. La grisaille et le froid de la dernière semaine ont presque eu raison de mon moral. Hier, nous avons travaillé sur le terrain. C'était presque viscéral que de passer enfin quelques moments dehors. En famille, nous avons effectué en quelques heures, le travail que je fais en 2 jours, seule. Nous avons brûlé les branches mortes, taillé les arbustes, nettoyé les cochonneries jonchant le sol derrière la maison (petits cadeaux des mignons ratons laveurs).

Je vous parlais dans le message précédent de mes petits bonheurs. Je pourrais en rajouter des dizaines, mais ce matin je ferai le point sur l'un deux: ma terrasse sud avec vue sur la mer.

Mea culpa. J'ai exagéré.


J'adore la mer, ses odeurs, ses teintes si changeantes, le va et vient des goélands, le vent toujours présent. Près d'elle, je me sens vivante, pétillante. Je respire si bien devant tant de grandeur et d'immensité. C'est une histoire d'amour! Alors lorsque je suis assise, tranquille, sirotant un verre de vin, j'aime bien me faire accroire que ma terrasse donne sur la mer...


J'ai donc baptisé ma galerie en avant: ma terrasse sud avec vue sur la mer...

Oui, elle est bien au sud et.. Non, elle n'est pas sur le bord de la mer!!! La vue donne plutôt sur le lac dont mon village est riverain. Il ne possède pas les odeurs de la mer et ses reflets sont parfois un peu brûnatres à cause du vent qui brasse le fond sablonneux.

Cependant..

C'est un beau p'tit paradis pareil, vous pouvez pas imaginer!!!

dimanche 8 avril 2007

La liste des petits riens qui me font plaisir...

- Passer des moments en famille et jouer aux cartes

- Un calin d'un de mes enfants

- Dormir, blottie contre Pat la nuit

- Être en famille durant les vacances

- Prendre un verre de vin avec Nathalie

- M'asseoir sur ma terrasse sud, avec vue sur la mer

- Laisser fondre un morceau de foie gras tranquillement dans ma bouche

- Partager un repas entre amis (es)

- Entendre Sara jouer du violon

- Me baigner dans la mer chaude et jouer dans les vagues

- Préparer des itinéraires de voyages

- Lire un bon livre

- Avoir un gâteau le jour de ma fête

vendredi 6 avril 2007

La bouffe de ma mère...

Ma mère fait de la cuisine traditionnelle. Elle sort rarement ses livres de recettes mais ce qu'elle fait est toujours délicieux. Que ce soit du ragoût, de la tourtière, du spaghetti, des lasagnes, du hachie, des cigares au chou et même du spaghetti ordinaire, on dévore!!! Je dois, cependant, donner le crédit des patates pilées à mon père, c'est lui le spécialiste.


En 2001, j'ai eu une maladie assez grave; une hépatite virale de cause inconnue. J'étais sans énergie, me rendre du sofa à la table de la cuisine, me demandait énormément d'efforts. Les quelques carottes que je réussissais à avaler sans vomir me demandaient un temps fou. Inutile de vous dire que je ne faisais absolument rien.


Pat malgré ses responsabilités au travail veillait sur la maison et les enfants. Ma mère se demandant comment nous aider, malgré le fait qu'elle travaille à temps plein, eut une super bonne idée: cuisiner en grande quantité et donc, fournir des repas équilibrés à la famille pour soulager un peu Pat puisque je ne pouvais pas les faire.


C'est à partir du moment où j'ai mangé la nourriture faite par ma mère que je me suis mise à mieux aller. Je ne la vomissais pas, j'ai repris tranquillement des énergies et tranquillement pas vite l'hépatite est retournée d'où elle venait.


J'avais suivi un cours sur les aliments thérapeutiques quelques années avant et j'avais appris que pour assimiler facilement des aliments lors d'une maladie, la bouffe de notre enfance est la meilleure qui soit.


Maintenant, je le crois... Le docteur n'en revenait pas que je sois passée au travers sans hospitalisation, je ne le savais pas mais tout le monde autour était aux aguets prêt à réagir advenant certains signaux.


Ce qui a fait la preuve que l'entraide et la bouffe de nos mère sont des remèdes formidables!!!

mercredi 4 avril 2007

Un p'tit bouillon maison!!

J'ai sorti l'arsenal: le bouillon maison!!! En plus de l'os, il ne faut pas oublier l'oignon et la grosse tête d'ail...


Sara, qui n'a pratiquement rien mangé depuis que je suis allée la chercher à l'école lundi après-midi, en a avalé un bol entier... Quoi de mieux qu'un bon bouillon fait par sa maman chérie!!!!!


Ça m'a pris des années à réussir à faire du bon bouillon.. que ce soit au boeuf ou au poulet, je râtais toujours mon coup.. jusqu'à ce que ma grand-mère me fasse comprendre que je ne réussirais jamais tant que je ne mettrais pas d'herbes salées dedans. Je vous l'apprend si vous ne le savez pas: Le secret est dans les herbes!!!!

La priorité d'une mère!


Il y a des matins où je suis contente de la vie que j'aie choisi. Comme celui-ci, où sans me poser de questions, je suis tranquille à la maison avec Sara qui est fiévreuse. Je n'ai pas à me casser la tête, à me sentir déchirée entre elle et le travail, à l'envoyer à l'école bourrée de tylénol persuadée que je suis indispensable au bureau et à culpabiliser sachant que je n'ai pas fait le bon choix pour mon enfant.


Sans hésiter, J'ai toujours choisi de les garder à la maison si je le croyais nécessaire. J'ai un pincement au coeur à chaque fois que l'école nous envoit un mémo nous demandant de garder les enfants malades à la maison. Les gens envoient-ils vraiment leurs enfants malades à l'école???

Imaginez les pauvres petits, fiévreux, nauséeux, le mal de tête martelant leurs tempes. Obligés de subir une journée à travers le brouahaha incessant des autres enfants, qui eux, sont en pleine forme.


Sara est bien mieux à la maison. Elle boit, se repose, son système affaibli n'est pas en contact avec d'autres microbes. Elle peut se coller sur maman, dormir, siroter tranquillement son petit jus d'orange, écouter un film amusant.


Les enfants devraient être la priorité de leurs parents.... Je trouve que dans plusieurs domaines, les enfants passent en deuxième. Pourtant, combien d'articles lisons-nous du genre: le Québec fou de ses enfants? Dans la réalité, on vit dans un monde très axé sur la performance et le travail, dans lequel les enfants sont dérangeants plus qu'autre chose et où s'occuper d'eux n'est pas très valorisé. Il faut un estime de soi et des convictions très fortes pour garder la tête haute. La preuve: Un ami m'a déjà dit ne pas comprendre ce qu'une fille avec l'éducation et les aptitudes que j'aie, soit à la maison avec ses enfants.


Il n'avait rien compris, et peut-être pas plus encore aujourd'hui. Je n'en sais rien.. je ne lui parle plus depuis ce temps là!!!

lundi 2 avril 2007

Les tortues Ninjas


Au cinéma, avec les enfants durant la semaine de relâche, nous sommes tombés sur la bande annonce des tortues Ninjas. Immédiatement, nous avons décidé de venir le voir avec mon petit neveu de 4 ans, Brunotello. L'idée nous semblait excellente car il joue inlassablement avec les figurines que nous lui avons offert à sa fête.


Donc, ce weekend avait lieu le rendez-vous avec ma soeur et son fils. Les enfants n'étaient plus aussi enthousiastes. Il faut avouer que ma gang n'a jamais été friande de films animés. Pat et Phil ont décidé d'aller voir les fous de la moto tandis que Sara, Charles et moi, nous sommes sacrifiés pour faire plaisir à Brunotello!!


Surprise.. le film nous a charmé. Nous en sommes sortis avec un fort sentiment d'attachement envers les supers tortues ninjas.

Pourquoi?

C'est très simple. En ces tortues, nous avons pu reconnaitre les 4 enfants de notre famille. Ils sont hypers touchants dans leurs relations de frères, leurs compétitions, leurs attachements les uns envers les autres, leurs colères, leurs petits défauts et leurs grandes qualités....... Malgré leurs différents, ils se serrent les coudes et réussissent à sauver le monde d'un terrible danger!!

Donc, Sara est Michael-Angelo: le petit clown comique qui veut toujours faire rire tout le monde mais en ayant beaucoup de forces intérieures.

Charles est Léonardo. Calme, rassembleur et il s'oublie parfois pour régler un conflit.

Phil est Rafaëllo. Réagissant trop souvent par rapport à ses émotions plutôt qu'avec la raison.

Alex est Donatello et la réponse vient de Charles: On ne le voit pas souvent mais il est toujours là quand on a besoin de lui!

Au retour, nous sommes allés souper chez mes parents et nous avons ramené une tortue ninja: un beau petit Brunotelle de 4 ans!!!!


dimanche 1 avril 2007

Le violon de Sara...



Devant moi, sur la table de la salle à diner, repose le violon de Sarounette. L'étui, ouverte, de velour sable, contient le trésor: un magnifique violon tchèque, aux résonnances riches et profondes. L'archet au repos, porte en lui la promesse de mélodies jouées par ma violoniste préférée.

Aria de Johann P.A. Martini, un enfant de Jacques Brel, Jésu bleibet meine freud de J.S Bach, concertino no.2 op. 52 de Claude Létourneau sont les pièces qui nous habitent présentement à travers Sara et son violon magique.

La musique nous amène à l'intérieur de nous mais que de travail pour le musicien, de pratique, de discipline. Car, vous devez le savoir, ressentir une pièce et la faire vibrer, n'arrive qu'après une maîtrise parfaite des aspects techniques.

Sarounette vibre et commence à vivre ses pièces de l'intérieur. Elle penche d'un côté, revient de l'autre, ferme un peu les yeux, avance vers l'avant. Je me gonfle en dedans. De plus, j'admire cette discipline, qu'elle possède, et que je n'ai jamais eu au piano.

Je la vois musicienne...

Elle se voit joueuse professionnelle de soccer...