lundi 14 mai 2007

La fête des mères

Il est triste que cette fête provoque pour certaines de grandes attentes, de la tristesse... Comme si cette journée plus que tout autre était d'une importance capitale dans l'amour qu'un enfant porte à sa mère. Les circulaires, les boutiques et les grands magasins en font la propagande pour garnir leurs coffres, provoquer des ventes d'articles d'extérieurs et de fleurs...

J'ai été élevé dans l'optique que c'est tout au long de l'année que nous montrons notre appréciation à ceux que l'on aime.. Qu'est-ce que la Saint-Valentin, la fête des mères, des pères et même nöel, si ce n'est que du marketing pour provoquer la consommation? Un bon fils achètera un cadeau à sa maman, non??

Ma mère, je la vois presque à chaque semaine. On soupe ensemble, on magasine et on s'appelle souvent. La fête des mères n'est qu'une occasion de plus pour se voir, en fait elle ne se formaliserait surement pas que nous ne soyions pas présents, occupés ailleurs, en camping par exemple.

Mon fils le plus vieux, est allé chez ses grands-parents paternels hier. Une belle journée sur le bord du lac avec ses cousins et cousines. Je ne lui en veux pas du tout. Suis-je froide et insensible? Non.. je sais, par ses gestes quotidiens qu'il m'aime et que je suis importante pour lui. Je ne mets pas tout mes espoirs en cette journée pour me faire démontrer son amour!!

Hier, chez mes parents, ce fut une excellente raison pour nous faire un super souper de homard. La saison bat son plein, pourquoi ne pas en profiter?

Et à bien y penser, il y a fort à parier que nous en aurions mangé quand même!!!

vendredi 11 mai 2007

Photo du jour, trillium grandiflorum


Tapis rouge et bénévolat

Hier, à l'école de Sara, il y avait une réception d'honneur pour les parents bénévoles. Ma violonniste préférée, fréquente une école à vocation musicale où ma réputation est encore, jusqu'à maintenant, sans tâche.

Il y a un mois nous avons reçu une convocation pour nous présenter le 10 mai à 3h0o à l'école. À notre arrivée, on nous apposait une étiquette avec notre nom inscrit dessus, puis nous devions nous mettre en rang, par ordre alphabétique. Que de formalités... J'étais contente de m'être vêtue autrement qu'avec des souliers de toile et un t-shirt. En effet, j'avais mis un top de soie et des sandales noires à talons hauts.

Après que les élèves aient été convoqué au gymnase, la directrice nous expliqua que nous étions des invités VIP et que, nous serions traités comme tels:

- Présentation de chaque parent à l'entrée du gymnase;
- marche sur le tapis rouge au bras d'un élève de 6e année pour aller chercher notre certificat de reconnaissance;
- Accompagnement jusqu'à notre siège, toujours au bras de l'élève.

Nous avons eu droit à la première du spectacle en guise de remerciement, à un vin d'honneur et j'ai gagné un accès au bain dans un centre de relaxation...

Mon talon n'est pas resté pris dans le tapis rouge et j'ai suivi scrupuleusement le déroulement des activités...

Les journées se suivent mais ne se ressemblent pas!!!!!!

jeudi 10 mai 2007

Du Carolinisme aigü!!!


Hier, j'ai passé la journée dans une école de la région avec mon fils Charles qui participait à une compétition de Goal Ball. C'est un sport d'équipe pratiqué par les mal-voyants et les non-voyants. Deux équipes de 3 personnes s'affrontent face à face, des buts font toute la largeur du terrain. Le joueur qui a la balle, qui fait du bruit, doit tenter de la lancer dans le but adverse alors que les autres doivent l'intercepter. IL y a une technique pour que les trois joueurs de l'équipe puisse bien couvrir le terrain et des repaires sont installés au sol afin qu'ils puissent maintenir leurs positions. La joute s'effectue dans le silence, seul les joueurs peuvent communiquer entre eux pour se faire des passes ou se situer par rapport au jeux (qui a intercepté la balle etc.).


Il a été choisi, avec 3 autres comparses, pour représenter les garçons de 6e années de son école. Ils étaient marrainés par une dame qui oeuvre à sensibiliser les gens à la réalité des personnes non-voyantes. Le but: faire vivre aux enfants l'expérience de fonctionner sans leurs yeux. Cette dame vient à l'école, rencontre les groupes et les fait jouer à ce jeux. Elle choisi les meilleurs, les entraine et les prépare à la journée de compétition.


Des parents bénévoles étaient nécessaire pour la journée puisqu'en plus des joutes, il y avait des ateliers d'organisés. Vers 11h15, les enfants de notre école (garçons et filles) n'en pouvaient plus d'attendre pour manger, ils avaient faim. Sachant qu'ils devaient être au gymnase pour 12h10, j'ai pris la décision de les amener manger tranquille à l'ombre à l'extérieur. L'autre mère était tout à faire en accord.. mais c'est là que ça c'est gâté....


Tout à coup, celle qui marrainait l'équipe, sort dehors.. Elle est rouge comme une tomate (c'est un cliché, mais ça veut tout dire), elle pompe l'air.. je sens le trouble venir... Elle nous cherchait et nous a fait appeler à l'intercome, elle est fâchée parce que les enfants sont dehors. Je me sens un peu coupable et je lui dis de ne pas être fâchée contre les enfants, que c'est moi qui ait pris cette décision, qu'ils n'ont pas à en être tenu responsable.


Dans un couloir, elle leur a passé un savon... Et tout ça, c'est de ma faute! C'est bien moi ça! Qu'est-ce qui m'a pris de ne pas aller au dernier atelier!!!! Du vrai Carolinisme aigü...


Et, inutile de vous dire que ce n'est pas moi qui vais remporter les honneurs du parent bénévole de la journée....


mardi 8 mai 2007

Ecchymoses et ailes de poulet

J'ai fait face à l'humiliation vendredi soir passé. Vous savez, les échymoses ne sont rien, comparées à la honte ressentie de prendre une saprée débarque devant ma gang d'amis (es). J'ai mal à la hanche, j'arbore d' énormes bleus sur la cuisse et sur le ventre. Je me sens comme une femme de 70 ans. De plus, je suis certaine qu'ils riront encore de ma mésaventure dans 30 ans, quand nous serons des petits vieux sympas, jouant au pool en écoutant nos vieilles tounes des années '80 dans notre juke-box, et s'imaginant que nous avons toujours 20 ans.

Voici comment le très drôle, mais très douloureux événement s'est produit:

Pat avait décidé de faire une soirée Testostérone afin de convaincre ses chums de changer l'itinéraire de leur voyage de moto du mois de juin. Donc, visionnement des vidéos filmés en moto et des photos du voyage dans les smokies, accompagné d'ailes de poulet et de bière. Nous sommes assis à la table de la salle à diner quand je me rappelle tout à coup qu'il y a des ailes de poulet dans le four, peut-être déjà carbonisées. Je me lève en me donnant un élan pour avancer; mon talon haut reste pris dans le barreau de ma chaise; je bascule vers l'avant; me rentre le coin de la table dans le ventre et tombe d'un coup sur mon côté gauche n'ayant que le temps de mettre mes mains devant moi pour sauver mon nez du carnage!

C'est l'horreur, je suis étendue par terre, devant tous, mon talon encore pris dans le barreau, quatre personnes les yeux fixés sur moi, leurs bouches grandes ouvertes, muets, sous le coup de la surprise...

- T'aurais dû attrapper mon bras, me dit Burger un ami célibataire qui, au lieu de me présenter un bras mou, aurait dû s'élancer pour tenter de me retenir... Non???

- Coudon, es-tu saôule, me dit mon Pat avec sa face baveux. Non... non... au moins j'aurais une bonne excuse.

Les autres ont évité de faire des commentaires et je crois que c'était mieux ainsi..

J'ai enfin réussi à déprendre mon talon, me suis relevée avec un semblant de dignité et je suis allée voir mes ailes de poulet qui n'étaient pas prêtes du tout..

Pourquoi aller si vite Caro... Un peu de zénitude ça ne te tente pas??

lundi 7 mai 2007

Éloge du printemps


Ce matin, j'ai envie de faire l'éloge du printemps. Cette saison porteuse de renouveau surtout ici au Québec où les mois d'hiver sont interminables. En vieillissant, le temps est supposé passer plus rapidement mais pour ma part, on dirait que les hivers s'allongent de plus en plus et c'est encore pire depuis que nous passons nos noëls dans les keys. Le manque de lumière, les faibles précipitations de neige et la présence de plus en plus fréquente de pluie y sont aussi pour beaucoup. Nous manquons de motivation pour le ski alpin, le ski de fond et la glissade. Bref, on attend (im)patiemment que ça passe!!


C'est pourquoi ce matin, avec mon déguisement de raton laveur, je me sens revivre. Oui, j'ai goûté à la chaleur du Tennessee mais le froid de la semaine dernière et le retour en arrière dans le printemps m'ont rendu impatiente. Je vous jure que ce n'est que mon orgueil et mon entêtement qui m'ont empêcher d'enfiler mon manteau d'hiver à col de fausse fourrure. Celui que j'avais bêtement amener en vacances et que je ne veux surtout pas sortir du motorisé.


Hier, la fille de mon amie Nathalie faisait sa 1ère communion et forts de la chaleur des rayons de soleil, nous avons passé l'après -midi à boire du vin, à rire et à raconter des tonnes d'aventures loufoques sur sa galerie ensoleillée. Quelle ne fut ma surprise de voir les belles couleurs que j'avais prises: le visage rosi avec un beau masque blanc autour des yeux. J'affiche mon air bizarre avec bonheur car c'est porteur de printemps que de rester au soleil sous la fraicheur du mois de mai. Et plus jamais, je ne rirai des gens qui affichent de tels masques comme je l'avais fait à Cuba il y a quelques années. Mea Culpa à la pauvre femme, victime de mon ignorance du vrai bonheur!!!


Les bourgeons commencent à éclore et certains arbres arborent déjà de minuscules feuilles qu'on aurait envie de croquer tellement leur vert tendre fait penser à de la laitue croquante. De jour en jour, la luminosité se fait différente, le lac prend son bleu d'été qui ne sera bruni que par les tempêtes de vent. Tempêtes qui nous dépeigneront, qui souleveront les algues du fond mais qui feront la joie des amateurs de sports de voiles.


Chaque matin, je fais le tour du terrain et surveille de près l'évolution de mes vivaces. Je prie pour que mes lierres montent un peu plus haut sur la maison cette année, j'adore les murs de végétations mais je constate que le résultat demande de la patience. Je vérifie conscienceusement que la citrouille en compote que j'aie lancé près de la piscine verra ses graines germées.. Quoi?? ça va être cut des citrouilles autour de la piscine...


Les enfants ont commencé le décompte des jours d'école. Ils sont en bas de 40... Le chiffre exacte m'échappe mais ça commence à sentir les vacances.. Ils les auront bien mérité car les trois ont des examens ministériels cette année.


Joutes de baseball au parc avec les amis, promenades en vélo, baignades, îles de la Madeleine... À nous les vacances, la farniente, la chaleur et le soleil.. C'est ce que nous promet le printemps!!!!

mardi 1 mai 2007

Dur, dur la réalité!!

Peu de sommeil...

Un chien, oups.. deux chiens qui jappent sans arrêt! J'ai remis le collier de Bill; aux grands maux, les grands remèdes. Max jappe pour rentrer quand il est dehors et jappe pour sortir quand il est à l'intérieur. Mais c'est qu'il n'y a pas de breaks entre les deux!

Les enfants se tirent les couettes. Normal. Ils se sont retenus avec leurs grands-parents. Heureusement!!

Biblio ce matin.

Connexion internet sans fil qui ne fonctionne pas.

Entrainements de bmx qui commencent ce soir pour les gars.

Scédule pour entrainements de soccer pour Sara.

Je ne me reconnais toujours pas quand je me regarde dans le miroir.

The show must go on!!!

p.s. J'ai commencé à raconter mon voyage dans les Great Smoky montains. Cliquez sur le lien dans mes carnets à gauche de cette page.